USA : une agence du gouvernement accuse Nike de discrimination antiblancs

 USA : une agence du gouvernement accuse Nike de discrimination antiblancs

Siège de Nike à Beaverton, Oregon : La marque est accusée de discrimination envers des employés blancs, tout en affirmant respecter les pratiques d’emploi équitables. Photo : Natalie Behring/Getty Images/AFP

Elle accuse le géant de vêtements et d’équipements sportifs de pratiques discriminatoires envers les personnes blanches.

 

Nike « a échoué à fournir toutes les informations demandées », a écrit l’agence fédérale chargée du respect des lois contre la discrimination au travail dans un document demandant à un tribunal du Missouri de faire exécuter une citation à comparaître.

D’après le document, en 2024, Nike aurait enfreint la loi « en se livrant à un comportement ou une pratique de traitement discriminatoire contre » des personnes blanches, à savoir « des employés, candidats et participants de programmes de formation ».

L’entreprise aurait fixé un objectif de 30% d’employés issus de minorités ethniques pour des postes à responsabilités. Donald Trump a placé une femme à la tête de l’agence en novembre. Elle s’oppose aux programmes en faveur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion.

« Pratiques d’emploi équitables »

L’action de l’EEOC constitue une « escalade surprenante et inhabituelle », a réagi Nike, qui affirme faire preuve de « bonne foi » dans le cadre de l’enquête des autorités.

« Nous avons partagé des milliers de pages de renseignements et de réponses écrites précises à l’enquête de l’EEOC, et sommes en train de fournir des renseignements complémentaires », a affirmé l’entreprise, « nous sommes attachés à des pratiques d’emploi équitables et légales et à suivre toutes les lois en vigueur, notamment celles qui interdisent les discriminations ».

Genou à terre

Nike s’est parfois illustré par des prises de position politiques.

Elle a notamment lancé une campagne publicitaire centrée sur la figure de l’ancien joueur de football américain Colin Kaepernick qui, en 2016, avait mis un genou à terre durant l’hymne américain en signe de protestation contre les violences policières à l’égard des minorités.

Cette campagne avait suscité la condamnation des conservateurs américains comme Donald Trump.