Repas à un euro pour tous les étudiants, un défi pour le Cnous

Restaurant universitaire du campus de l’université Paul Sabatier à Toulouse – Photo : Charly TRIBALLEAU / AFP
La généralisation du repas à un euro pour tous les étudiants est prévue début mai. Le Centre national des œuvres universitaires (Cnous) dénonce des « enjeux de saturation ».
Depuis cinq ans, la fréquentation des 967 points de restauration des Crous a bondi d’environ 80 %. Chaque année, 700 000 étudiants viennent se restaurer, et 45 millions de repas sont distribués.
La mesure de généralisation du repas à un euro entrera en vigueur au cours de la première semaine de mai. C’est une période de moindre affluence, « un moment d’observation qui permettra d’ajuster » par la suite, souligne la direction du Cnous.
L’été permettra ensuite d’élaborer une stratégie plus structurée en vue de la rentrée.
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Concessions aux députés PS
Ce repas à 1 euro pour tous avait été initialement mis en place pendant la crise sanitaire de Covid-19, mais la mesure avait ensuite été réservée aux seuls étudiants boursiers et précaires.
L’extension de la mesure à tous les étudiants, réclamée par les organisations étudiantes, a été intégrée au budget 2026 comme concession du gouvernement aux députés socialistes, alors que le ministre de l’Enseignement supérieur comme la présidente du Cnous n’y étaient pas initialement favorables.
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Équipements supplémentaires
Pour 2026, l’État a alloué 50 millions d’euros. La moitié servira à compenser la baisse du tarif, de 3,30 euros à un euro pour tous les non-boursiers, l’autre à financer des recrutements et des équipements supplémentaires.
Les besoins exacts dépendront d’une cartographie en cours, menée dans chaque Crous.
