Festival du film arabe de Casablanca : le cinéma arabe célèbre sa diversité

 Festival du film arabe de Casablanca : le cinéma arabe célèbre sa diversité

Pendant huit jours, Casablanca a accueilli réalisateurs, acteurs, producteurs et cinéphiles venus de tout le monde arabe

Avec 29 films en compétition et des œuvres représentant l’ensemble du monde arabe, la 7e édition du Festival du film arabe de Casablanca s’est achevée par la remise de son palmarès.

Une édition qui confirme la place du festival

Pendant huit jours, Casablanca a accueilli réalisateurs, acteurs, producteurs et cinéphiles venus de tout le monde arabe. Avec 29 films en compétition, répartis entre douze longs métrages et dix-sept courts métrages, le festival a proposé un panorama des créations, mêlant fiction et documentaire.

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L’Égypte en tête du palmarès

Le Grand Prix des longs métrages a été attribué à Plainte N°713317, réalisé par Yasser Shafiei, confirmant la vitalité de la production égyptienne. Le film s’est également illustré grâce à Mahmoud Himida, récompensé par le prix du Meilleur acteur.

Dans la compétition des courts métrages, l’Égypte s’est une nouvelle fois distinguée avec I Owe You a Touch, de Marwan El Shafie, qui remporte le Grand Prix.

Les principaux lauréats

  • Grand Prix (long métrage) : Plainte N°713317 (Égypte), de Yasser Shafiei.
  • Prix spécial du jury : Flana (Irak), de Zahrae Ghandour.
  • Meilleur scénario (long métrage) : Les Fourmis (Maroc), de Yassine Fenane.
  • Meilleur acteur : Mahmoud Himida ( Égypte) pour Plainte N°713317.
  • Meilleure actrice : Zineb El Malki (Tunisie) pour Je cherche Ayda.
  • Meilleur documentaire : Le Lac des orphelins (Maroc), de Salem Ballal.
  • Mention spéciale : Anti-cinéma (Arabie saoudite), de Ali Saeed.

Compétition des courts métrages

  • Grand Prix : I Owe You a Touch (Égypte), de Marwan El Shafie.
  • Meilleure image : Mon nom est espoir (Syrie), de Sherwan Haji.
  • Meilleur scénario : Noé (Irak), de Murthada Harz Al Yasry.
  • Mention spéciale : 32B (Égypte), de Mohamed Taher.

Un public au rendez-vous

Pour la présidente du festival, Fatima Nouali, cette septième édition a atteint ses objectifs. Les nombreuses rencontres organisées avec les cinéastes ont permis de rapprocher le public des créateurs. Et, de mieux faire comprendre les coulisses de la réalisation, du jeu d’acteur et de l’industrie cinématographique.

Hommage à Nabil Ayouch

La cérémonie de clôture a été marquée également par un hommage rendu au réalisateur marocain Nabil Ayouch. Une figure majeure du cinéma marocain contemporain.

Le jury des longs métrages était présidé par le réalisateur palestinien Rachid Masharawi, tandis que celui des courts métrages était présidé par l’actrice égyptienne Samah Anouar.

Le succès de cette 7e édition confirme la place grandissante du Festival du film arabe de Casablanca dans le paysage culturel régional. En réunissant des œuvres venues de tout le monde arabe et en favorisant le dialogue entre professionnels et public, il poursuit son ambition de faire de Casablanca l’une des capitales du cinéma arabe.

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Hella Habib

Journaliste culturelle et politique, a dirigé le magazine Maison & Jasmin, consacré à l’architecture et à l’art, avant d’occuper des fonctions de rédaction en chef au sein du quotidien La Presse de Tunisie. Journaliste au Courrier de l’Atlas.