Ciné Plage : le cinéma marocain sort des salles

 Ciné Plage : le cinéma marocain sort des salles

Une salle de cinéma installée sur le sable, face à un public familial et curieux

À Agadir, la troisième édition de Ciné Plage a installé, samedi 22 août, le cinéma marocain au cœur de la corniche, à la Place Shems. Projections gratuites, films nationaux et ambiance estivale : depuis trois ans, le rendez-vous organisé par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication mise sur un public large, familial et de passage, en dehors des codes habituels des festivals de cinéma.

En bref

  • La troisième édition de Ciné Plage a démarré le 22 août à Agadir, à la Place Shems, sur la corniche.
  • La manifestation propose des projections gratuites de films marocains en plein air.
  • En 2025, sa deuxième édition avait parcouru six villes : Saïdia, Tanger, Rabat, Agadir, Essaouira et Dakhla.
  • En 2026, le dispositif s’étend notamment à Laâyoune, en plus de Tanger, Saïdia, Rabat, Essaouira, Agadir et Dakhla.
  • L’objectif : rapprocher le cinéma marocain du grand public, soutenir les jeunes talents et investir des espaces accessibles à tous.

Un cinéma à ciel ouvert

À Ciné Plage, il suffit d’être là pour devenir spectateur. Une promenade sur la corniche, une sortie en famille ou entre amis, et soudain un écran géant face au public. Le rendez-vous mise sur des projections gratuites en plein air pour rapprocher le cinéma marocain de ceux qui ne fréquentent pas forcément les salles.

Pas de billet, pas de salle à rejoindre : ici, le cinéma vient au public.

D’une ville à six, puis davantage

La deuxième édition, du 15 au 30 août 2025, avait donné au projet une véritable dimension nationale. Saïdia, Tanger, Rabat, Agadir, Essaouira et Dakhla avaient accueilli deux soirées de projections, autour de quatre films marocains récents.

De la Méditerranée à l’Atlantique, Ciné Plage investissait des villes particulièrement animées en été, en misant sur des lieux accessibles et fréquentés. À Essaouira, par exemple, les projections prenaient une dimension particulière dans le cadre de la cité des Alizés.

Le cinéma n’était d’ailleurs qu’un volet de la soirée : spectacles musicaux, animations culturelles et performances autour des arts et de l’artisanat complétaient la programmation. De quoi transformer chaque étape en véritable sortie estivale, entre cinéma, musique et patrimoine.

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Agadir, un rendez-vous désormais installé

À Agadir, Ciné Plage revient pour la deuxième année consécutive sur la corniche, à la Place Shems. Lancée samedi 22 août, cette troisième édition a réuni un public nombreux autour de trois productions marocaines : El Khattaba, L’Batal et Jouj.

Projections gratuites et plein air restent au cœur de la formule, particulièrement adaptée à une ville touristique où habitants et visiteurs peuvent se retrouver autour d’un film.

Le cinéma marocain au plus près de ses spectateurs

Cette troisième édition poursuit ainsi son déploiement à Tanger, Saïdia, Rabat, Essaouira, Agadir, Laâyoune et Dakhla.

Derrière cette itinérance, une double ambition : faire circuler davantage les films marocains et donner de la visibilité aux jeunes cinéastes, en accompagnant la création nationale.

Ciné Plage ne cherche ainsi ni à concurrencer les salles ni à rivaliser avec les festivals de cinéma d’auteur. Son terrain est ailleurs : la plage, la corniche, la place publique, la soirée d’été. Un cinéma gratuit, populaire et accessible, qui transforme un lieu de passage en lieu de projection.

Et c’est peut-être là son idée la plus simple et la plus efficace : ne plus attendre le public. Aller le chercher là où il se trouve.

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Hella Habib

Journaliste culturelle et politique, a dirigé le magazine Maison & Jasmin, consacré à l’architecture et à l’art, avant d’occuper des fonctions de rédaction en chef au sein du quotidien La Presse de Tunisie. Journaliste au Courrier de l’Atlas.