Des photos d’exécutions au cœur du procès d’un jihadiste français

 Des photos d’exécutions au cœur du procès d’un jihadiste français

Vue de la facade principale du palais de justice de Paris, avec la Sainte-Chapelle à l’arrière-plan (G), le 17 septembre 2002. AFP PHOTO JACK GUEZ (Photo by JACK GUEZ / AFP)

Il serait l’homme posant devant un cadavre décapité, photo retrouvée dans un portable. La cour d’assises spéciale de Paris juge Othman Garrido à partir d’aujourd’hui.

 

En bref

  • Othman Garrido est jugé à partir du 14 septembre à Paris.
  • Il est poursuivi pour un assassinat et deux meurtres en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste.
  • Des photos retrouvées dans un téléphone sont au cœur de l’accusation.
  • L’une montre un homme présenté comme le possible auteur d’une décapitation.
  • Une autre série de clichés concerne l’exécution de deux Iraniens en Syrie en 2015.

 

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Il est jugé pour un assassinat et deux meurtres en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste dans l’ancien califat de l’État islamique en Syrie et en Irak.

Othman Garrido encourt la perpétuité. Il va devoir s’expliquer sur des photos retrouvées dans le téléphone qui aurait appartenu à son épouse.

Ce sont les principales pièces de l’accusation, transmises sur un disque dur aux enquêteurs français par les Américains, qui dirigeaient la coalition internationale ayant défait l’EI en 2019.

 

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Photo ni datée ni géolocalisée

L’une d’entre elles montre un homme au visage partiellement masqué par un foulard posant devant un cadavre décapité, la tête du supplicié à ses pieds.

L’homme lève un index au ciel (signe d’allégeance à l’EI), présente du sang sur les mains, et peut donc être considéré comme l’auteur de l’assassinat, selon l’enquête. Othman Garrido a admis une ressemblance mais a toujours démenti être le bourreau présumé de la photo.

La photo n’est ni datée ni géolocalisée, l’identité de la victime reste inconnue, et les experts ne sont pas parvenus à formellement identifier l’homme masqué.

 

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Série de photos

L’autre volet du dossier porte sur les meurtres de deux Iraniens, exécutés en place publique en 2015 à Al-Qaryatayn, dans le centre de la Syrie, dans une de ces mises en scène macabres de l’EI.

Une série de photos extraites du même téléphone montre un groupe de jihadistes posant autour des cadavres, dont la tête tranchée est posée sur le corps.

Othman Garrido apparaît souriant sur les clichés, tenant par les épaules chacun des deux bourreaux, qui ont été identifiés comme deux jihadistes français, Yacine Rettoun et Oumar Diaw, présumés morts depuis. Le procès doit se tenir jusqu’au 21 septembre.

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Vos questions sur le procès d’Othman Garrido

Pourquoi Othman Garrido est-il jugé ?

Il est jugé pour un assassinat et deux meurtres en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste, pour des faits liés à l’État islamique en Syrie et en Irak.

Que montrent les photos retrouvées dans le téléphone ?

L’une montre un homme masqué devant un cadavre décapité. Une autre série montre des jihadistes autour des corps de deux hommes exécutés en Syrie en 2015.

Othman Garrido reconnaît-il être l’homme sur la première photo ?

Il a admis une ressemblance avec l’homme photographié, mais a toujours démenti être le bourreau présumé.

Qui sont les deux victimes iraniennes ?

Il s’agit de deux Iraniens exécutés en place publique en 2015 à Al-Qaryatayn, dans le centre de la Syrie.

Quand le procès doit-il se terminer ?

Le procès doit se tenir jusqu’au 21 septembre.

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Chloé Juhel

Chloé Juhel fait partie de la rédaction web du Courrier de l’Atlas. Elle participe à la production d’articles d’actualité et au développement des contenus numériques du média.