À Montpellier, Arabesques met le Maroc au cœur de sa 21e édition

 À Montpellier, Arabesques met le Maroc au cœur de sa 21e édition

La chanteuse marocaine Oum ouvre la 21ᵉ édition d’Arabesques à l’Opéra Comédie de Montpellier

Depuis le 8 septembre, le festival Arabesques fait vibrer Montpellier au rythme des cultures du monde arabe. Pour sa 21e édition, le Maroc occupe une place importante dans la programmation. Oum a ouvert le festival, avant Meryem Aboulouafa et Zina Daoudia. Ino Casablanca prendra le relais le 18 septembre.

Un Maroc musical en mouvement

Le Maroc occupe une place particulière dans cette 21e édition. La programmation fait dialoguer les générations et les univers. Elle passe de la chanson aux musiques électroniques, du patrimoine aux cultures urbaines.

Oum a donné le coup d’envoi du festival à l’Opéra Comédie, les 8 et 9 septembre. Sa présence a installé d’emblée une voix marocaine au cœur de cette édition.

Meryem Aboulouafa lui a succédé le 13 septembre au Domaine d’O. Son univers mêle folk, sonorités orientales et électronique.

Zina Daoudia figurait également au programme de cette journée. Sa présence illustre la diversité des scènes musicales marocaines représentées à Montpellier.

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Le rappeur marocain Ino Casablanca apporte à Arabesques les sonorités de la nouvelle scène urbaine de Casablanca

Le rap marocain poursuit le mouvement

La programmation se poursuit cette semaine. Le 18 septembre, Ino Casablanca investira l’amphithéâtre du Domaine d’O. Son concert affiche déjà complet.

D’origine marocaine, né en Espagne et installé en France depuis l’âge de 12 ans, l’artiste s’est construit dans le rap français. Son univers mêle rap, influences maghrébines, sonorités caribéennes et touches latines. L’électronique et les approches acoustiques complètent cet ensemble.

Avec lui, Arabesques donne aussi une place à une génération qui évolue entre plusieurs cultures et fait circuler les influences.

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Quand la musique rencontre la mémoire

La programmation marocaine ne se limite pas aux concerts. La journée du 13 septembre a également associé musique, littérature et mémoire de l’immigration marocaine en France.

Soundouss Chraïbi, Hajar Azell et Rim Battal ont participé à cette programmation. Le festival a également rendu hommage à Driss Chraïbi.

Cette dimension élargit le regard porté sur la création marocaine. À travers les artistes et les écrivains invités, Arabesques fait aussi entendre des parcours et des liens construits entre les deux rives de la Méditerranée.

Asmaâ Hamzaoui et Bnat Timbuktu représentent la scène gnawa marocaine

Des héritages qui se transforment

À travers cette programmation, plusieurs influences se rencontrent : amazighe, arabe, africaine, andalouse et méditerranéenne.

Elles ne restent pas figées. Elles circulent d’un artiste à l’autre et se mêlent aux musiques électroniques, au rap et aux nouvelles formes de création.

Le Arabesques Music Forum, du 18 au 20 septembre, prolongera les échanges autour des nouvelles scènes musicales de la rive sud de la Méditerranée et de ses diasporas. Le maalem marocain Youssef Smarraï y participera notamment le 19 septembre.

À Montpellier, le Maroc n’est donc pas présenté comme une musique à part. Il apparaît dans ses contrastes, ses croisements et ses transformations. Du gnawa au rap, des voix aux machines, une même énergie circule : celle d’une création qui puise dans ses racines sans s’y enfermer. C’est peut-être là que se trouve le fil rouge de cette édition d’Arabesques : faire entendre un Maroc qui n’a pas fini de se réinventer.

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La chanteuse marocaine Meryem Aboulouafa participe à cette édition d’Arabesques consacrée aux scènes musicales du monde arabe

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Hella Habib

Journaliste culturelle et politique, a dirigé le magazine Maison & Jasmin, consacré à l’architecture et à l’art, avant d’occuper des fonctions de rédaction en chef au sein du quotidien La Presse de Tunisie. Journaliste au Courrier de l’Atlas.