Chiffre de la semaine : 149 incarcérations après les violences et pillages du week-end

 Chiffre de la semaine : 149 incarcérations après les violences et pillages du week-end

149 personnes incarcérées après les violences et pillages du week-end du 17 octobre 2026. © Dimitar DILKOFF / AFP

Suite aux violences et aux pillages occasionnés dans le sillage de la manifestation du 17 octobre, près de 150 incarcérations ont été prononcées hier (20 octobre).

En bref

  • 149 personnes ont été incarcérées depuis le week-end de violences et de pillages lié à la manifestation du 17 octobre.
  • Plus de 800 personnes ont été déférées devant un tribunal dans l’attente d’un jugement.
  • Le ministre de la Justice a fait état de 2 513 gardes à vue lundi soir 19 octobre.
  • À Paris, un jeune homme de 21 ans a été condamné à huit mois de prison, dont deux fermes.
  • Gérald Darmanin veut recourir à une procédure permettant de prolonger certaines gardes à vue jusqu’à 96 heures.

 

149 personnes incarcérées depuis ce week-end. Un chiffre annoncé hier (20 octobre) par Gérald Darmanin. En déplacement à Lille, le Garde des Sceaux a donné quelques précisions concernant les répercussions des violences ayant émaillé la manifestation de samedi (17 octobre).

Une cinquantaine d’informations judiciaires, plus de 800 personnes déférées devant un tribunal en attente d’un jugement et, lundi soir (19 octobre), le ministre de la Justice indiquait que le week-end de violences et de pillages avait occasionné 2 513 gardes à vue.

Fermeté

Hier, les comparutions immédiates se sont succédé à un rythme effréné dans toute la France. Une journée marquée par la diversité des profils des pilleurs et casseurs.

À Paris, un jeune homme de 21 ans comparaissait après avoir été arrêté samedi, à proximité de la place de la République, en possession d’acétone, de bouteilles de verre, de chiffons, de briquet, le kit idéal pour la confection de cocktails Molotov.

Ce cuisinier intérimaire, originaire d’Indre-et-Loire, a affirmé être venu dans la capitale pour le barbecue d’anniversaire de sa copine. Sauf que, dans des vidéos récupérées sur le téléphone de sa copine, le jeune homme s’entraînait, la veille, à lancer des cocktails Molotov.

Il a été condamné à huit mois de prison, dont deux fermes, avec incarcération à l’issue de l’audience.

Différents profils et différentes peines prononcées. À Lille, un étudiant en anglais a été pris en train de ramasser et lancer des objets en direction des forces de l’ordre. Il a été condamné à 210 heures de travail d’intérêt général et une interdiction de manifester.

Gardes à vue prolongées

Hier (20 octobre), Gérald Darmanin a fait une communication pour inviter les parquets à utiliser une procédure réservée à la criminalité organisée, dans la gestion des affaires liées aux violences du 17 octobre.

Cette procédure est habituellement utilisée dans les affaires de narcotrafic, de meurtre mais aussi des affaires de vol ou dégradation.

Cette qualification permettra d’étendre les gardes à vue de 48 à 72 heures, voire 96 heures, et ce, afin d’avoir le temps de récolter plus d’éléments.

Des avocats au barreau de Paris pointent une volonté de criminaliser de simples délits. Les avocats craignent également un engorgement des tribunaux avec ces procédures plus lourdes.

Vos questions sur les incarcérations après les violences du 17 octobre

Combien de personnes ont été incarcérées après les violences du 17 octobre ?

Gérald Darmanin a annoncé 149 incarcérations le 20 octobre, à la suite des violences et des pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre.

Combien de personnes ont été déférées devant un tribunal ?

Plus de 800 personnes ont été déférées devant un tribunal dans l’attente d’un jugement, selon le ministre de la Justice.

Quelle peine a été prononcée contre le jeune homme arrêté à Paris ?

Un homme de 21 ans a été condamné à huit mois de prison, dont deux fermes, avec incarcération à l’issue de l’audience.

Pourquoi Gérald Darmanin veut-il prolonger certaines gardes à vue ?

Le ministre souhaite que les parquets utilisent une procédure réservée à la criminalité organisée afin de disposer de davantage de temps pour recueillir des éléments. La durée des gardes à vue pourrait ainsi passer de 48 à 72 heures, voire 96 heures.

Quelles sont les réserves des avocats sur cette procédure ?

Des avocats au barreau de Paris craignent une criminalisation de simples délits et un engorgement des tribunaux en raison de procédures plus lourdes.

 

 

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Charly Célinain

Charly Celinain est journaliste pour la rédaction web du Courrier de l’Atlas. Il participe à la production d’articles et réalise des vidéos d’actualité et de décryptage pour le site et les réseaux sociaux du média.