Fin de la MINURSO : vers la clôture du dossier du Sahara marocain à l’ONU

 Fin de la MINURSO : vers la clôture du dossier du Sahara marocain à l’ONU

Le siège des Nations unies à New York, où le Conseil de sécurité examine le dossier du Sahara marocain. © Johannes EISELE / AFP

Le Maroc a considéré la non-reconduction du mandat de la Minurso par le Conseil de sécurité lors de sa réunion du 30 octobre 2026 comme une évolution importante et un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations unies.

En bref

  • Le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas reconduit le mandat de la MINURSO le 30 octobre 2026.
  • Le Cabinet royal marocain considère cette décision comme une étape vers la clôture du dossier du Sahara marocain à l’ONU.
  • Le communiqué marocain prévoit la cessation prochaine de la présence de la mission dans les provinces du Sud.
  • L’expert Mohamed Daadaoui estime que cette évolution favorise une approche fondée sur le plan marocain d’autonomie.
  • La résolution 2797 (2025) avait fait de l’initiative marocaine d’autonomie la base des négociations.

 

Ce développement majeur incarne pour le Maroc la rupture dans la gestion de ce dossier, passant d’une simple logique de gestion à une approche de transformation profonde des paramètres. Ainsi, la non-reconduction du mandat de la Minurso signifie clairement que la présence de cette Mission dans les provinces du sud du Royaume, notamment à travers son personnel, ses véhicules, son matériel et ses symboles, devrait cesser dans les prochains jours, a précisé un communiqué du Cabinet royal.

C’est une page de 35 ans qui est désormais tournée. Héritée d’un contexte anachronique et révolu, cette Mission a longtemps constitué un instrument d’internationalisation du différend régional relatif au recouvrement légitime par le Royaume du Maroc de ses provinces sahariennes, ajoute le communiqué.

En outre, la non-reconduction de la Minurso devrait marquer la fin de la saisine du Conseil de sécurité et le retrait de cette question de son ordre du jour. Dès lors, les réunions statutaires périodiques du Conseil consacrées au Sahara marocain, les rapports du Secrétaire général des Nations Unies y afférents et les briefings de son Envoyé personnel n’auraient plus lieu d’être.

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Abandonner un cadre obsolète au profit d’une approche plus pragmatique

Selon l’expert et universitaire maroco-américain Mohamed Daadaoui, la non-reconduction par le Conseil de sécurité de l’ONU du mandat de la Minurso marque l’abandon par la communauté internationale d’un cadre « obsolète » au profit d’une approche plus pragmatique basée sur l’initiative marocaine d’autonomie comme cadre exclusif de solution à la question du Sahara marocain.

Cette évolution traduit « l’abandon d’un cadre obsolète au profit d’une approche plus pragmatique, axée sur une solution politique négociée sur la base exclusive du plan d’autonomie présenté par le Maroc ». À cet égard, M. Daadaoui a relevé que le vote intervenu au Conseil de sécurité marque un « tournant décisif » dans la question du Sahara marocain et témoigne de « l’élan international grandissant en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie, considérée comme la base la plus réaliste et la plus crédible pour un règlement politique durable » à ce différend régional.

Ce développement s’inscrit dans la continuité des percées diplomatiques réalisées par le Royaume, notamment avec la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité, et renforce les arguments du Maroc qui confirment que l’autonomie sous souveraineté du Royaume constitue la voie la plus viable pour le règlement de ce différend régional, a-t-il conclu.

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Mohamed El Hamraoui