Pour avoir craché sur un stadier, Faouzi Chaouchi écope de cinq matchs de suspension

 Pour avoir craché sur un stadier, Faouzi Chaouchi écope de cinq matchs de suspension

Le gardien de buts du MC Alger Faouzi Chaouchi. MICHAEL STEELE / GETTY IMAGES / AFP


Cinq matchs dont deux avec sursis. Voici la sanction infligée ce lundi 9 avril par la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) algérienne à l'encontre de Faouzi Chaouchi. 


Le gardien de buts de 33 ans du MC Alger, également portier de l'équipe nationale, à été sanctionné pour "comportement antisportif". Fawzi Chaouchi devra également s’acquitter d’une amende de 50.000 dinars. 


Mardi 3 avril, devant les caméras de la télévision nationale, il a craché au visage d'un stadier lors d'une rencontre disputée face à la JSK au stade de Tizi-Ouzou. Un geste qui lui a valu d'être expulsé par l'arbitre. De fait, il manquera la demi-finale de la Coupe d’Algérie face à la JS Kabylie, prévue ce vendredi 13 avril à Constantine.



"Il m’a craché dessus, il a insulté ma mère et d’ailleurs, c’est lui qui m’a jeté une pierre. Tout cela m’a fait sortir de mes gonds et comme tout être humain, j’ai répliqué. Cette personne n’avait rien à faire là où elle était», s'est justifié Faouzi Chaouchi.



M. Zetchi, le président de la fédération de football algérienne (FAF) s'est tout de suite désolidarisé du geste de Faouzi Chaouchi. « Il est un gardien de la sélection nationale. Je ne peux pas le soutenir en tant que président de la FAF et éducateur dans le domaine du foot, je ne peux pas applaudir un tel acte, car j’ai vu un comportement dans le match JSK-MCA inadmissible », a-t-il déploré.



M. Zetchi a également appelé le gardien de but à la retenue. "Je demande à Chaouchi en sa qualité de titulaire en sélection et représentant des jeunes Algériens, de se contrôler un peu plus la prochaine fois", a-t-il demandé.



Ce n’est pas la première fois que le natif de Bordj Mnaïl fait parler de lui pour de mauvaises raisons. En 2016, il avait agressé le gardien de but de l’ESS Abderaouf Belhani à l'issue du match. En février 2017, c'est à un policier qu'il s'en prenait. Un acte qui lui valu d'être condamné deux mois plus tard à six mois de prison.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.