Bezons. Faouzi agressé à l’agrafeuse est sorti du coma

 Bezons. Faouzi agressé à l’agrafeuse est sorti du coma

Madame Chaib et son fils Faouz, plongé dans le coma depuis le 17 mai à la suite d’une agression. Crédit photo : Nadir Dendoune

Sadia, la maman de Faouzi a retrouvé le sourire. Son fils, 19 ans, habitant de Bezons (95) plongé dans le coma depuis le 17 mai (voir nos éditions),  après avoir reçu une agrafeuse de chantier à l’arrière de la tête, va beaucoup mieux. « Mardi dernier (NDLR : le 2 juin), il a ouvert les yeux », s’enthousiasme sa mère. « Et hier (ndlr : jeudi), j’ai pu discuter avec lui. Il ne se souvient pas de l’accident mais il sait qui il est et qui je suis », embraie-t-elle soulagée.

Depuis le drame, et à cause des restrictions liées au Covid-19, Sadia est autorisée à rendre visite à son fils, hospitalisé à Beaujon à Clichy (92), seulement deux fois par semaine, le lundi et le jeudi pendant une heure, précise la maman.

>> Lire aussi : Bezons. Faouzi, 19 ans, entre la vie et la mort après une agression

L’agression dont a été victime son fils a pour origine le prêt d’un quad de la part d’un autre jeune homme du même âge. Dimanche 17 mai, après avoir fait un tour dans le quartier, Faouzi ramène le véhicule à son propriétaire qui remarque alors des éraflures sur la carrosserie. Le ton monte très vite et les deux amis finissent par en venir aux mains. Selon plusieurs témoins, Faouzi aurait pris le dessus.

Rentré chez lui, le jeune homme revient avec son père. Se sentant en danger, Faouzi aurait rebroussé chemin. C’est à cet instant qu’il reçoit à l’arrière de la tête une agrafeuse de chantier.

Entre la vie et la mort

Trois jours après le drame, les forces de l’ordre interpellent le père du propriétaire du quad. Le fils se rend le lendemain au commissariat. Ils ont été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire pour homicide involontaire. Le père a été laissé libre, le fils placé en détention provisoire. Il reste à déterminer la part de responsabilité de chacun.

Emmené à l’hôpital d’urgence, souffrant d’un traumatisme crânien et d’une hémorragie cérébrale, le pronostic vital de Faouzi est alors engagé. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

« Les médecins m’ont dit qu’ils avaient fini leur travail avec mon fils », explique enthousiaste sa mère. « Dès qu’il y aura une place de disponible dans un centre de rééducation, Faouzi sortira de l’hôpital », se félicite Sadia. La mère de Faouzi se dit n’être qu’au début de la bataille. Elle sait qu’il va falloir encore du temps, de l’énergie et du courage pour la mener à bout.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.