Jazzablanca 2026 : Robbie Williams, Scorpions et Jessie J pour une édition qui change de dimension

Une voix hors norme, une énergie brute. La reine de la soul-pop britannique…Jessie J
Du 2 au 11 juillet prochains, Casablanca vibrera au rythme de la 19e édition de Jazzablanca. Avec plus de cinquante artistes et l’arrivée de concerts gratuits au cœur de la ville, le festival marocain confirme sa mue. Loin du seul rendez-vous des amateurs de jazz, il s’impose désormais comme l’un des grands événements musicaux du continent africain. Rien de moins !
Une affiche internationale qui dépasse les frontières du jazz
En dix-neuf éditions, Jazzablanca a beaucoup changé. Né en 2006 comme un festival principalement consacré au jazz, l’événement assume aujourd’hui une identité beaucoup plus large, à la croisée des genres et des publics.
L’édition 2026, qui se déroulera du 2 au 11 juillet entre Anfa Park et le Parc de la Ligue Arabe, en est la parfaite illustration. L’affiche rassemble des noms aussi prestigieux que Robbie Williams, le groupe de rock allemand Scorpions, la chanteuse britannique Jessie J ou encore Jorja Smith.
À leurs côtés figurent également des artistes de premier plan issus d’univers très différents : Faouzia, Selah Sue, Thee Sacred Souls, Fantastic Negrito, Hiromi, Keziah Jones, José James, Shabaka, Bonga, Theo Croker, Yazz Ahmed, Nubiyan Twist ou encore Madison McFerrin.
Cette programmation confirme une tendance de fond : Jazzablanca n’est plus seulement un festival de jazz. Il est devenu un rendez-vous des musiques actuelles, mêlant pop, rock, soul, world music, hip-hop et créations contemporaines, à l’image des grands festivals internationaux.
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Trois scènes, cinquante concerts et une ville
L’édition 2026 s’articulera autour de trois scènes et proposera cinquante concerts répartis sur dix jours. Le cœur du festival restera installé à Anfa Park, qui accueillera quarante concerts sur deux scènes : la scène Casa Anfa, dédiée aux grandes têtes d’affiche internationales, et la Scène 21, davantage tournée vers le jazz, les découvertes et les expérimentations musicales.
Mais la grande nouveauté de cette année est ailleurs. Pour la première fois de son histoire, Jazzablanca investira le Parc de la Ligue Arabe avec dix concerts entièrement gratuits.
Cette ouverture vers l’espace urbain traduit la volonté des organisateurs de démocratiser davantage l’accès à la culture et d’ancrer le festival dans le quotidien des Casablancais. Une stratégie qui rappelle celle des grands rendez-vous culturels internationaux, où les concerts gratuits participent pleinement à l’attractivité et au rayonnement de l’événement.
Une vitrine pour la scène marocaine
Si les stars internationales occupent le devant de la scène, Jazzablanca n’oublie pas pour autant les artistes marocains et régionaux.
Parmi les noms annoncés figurent notamment :
Majid Bekkas, Asmaa Hamzaoui et Bnat Timbouktou, Bab L’Bluz, AMG, Small X, Ino Casablanca, Nashwa, Kel Dades, Sara Moullablad, Sarah Mazigh, Ami Taf Ra, Danyl, Gaouta, Tchubi, Hind Ennaira & Omary Present Gnawatronic ou encore Zeyne.
Cette coexistence entre grandes figures internationales et talents locaux est devenue l’une des marques de fabrique du festival, qui se rapproche désormais du modèle de grands événements comme Mawazine, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde ou encore le Montreux Jazz Festival, en Suisse.
Côté billetterie, plusieurs formules sont proposées : pass dix jours, pass semaine, pass week-end et billets à la journée. Le premier « Blind Pass » commercialisé à 3 000 dirhams (environ 280 euros) a déjà affiché complet, la seconde phase étant proposée à 3 500 dirhams.
Avec trois scènes, cinquante concerts et plus de cinquante artistes réunis pendant dix jours, Jazzablanca 2026 confirme ainsi son changement d’échelle. Plus qu’un festival de jazz, il est désormais l’une des grandes vitrines culturelles et musicales du Maghreb et du continent africain.
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