Un exploit pour « C’est tout pour moi », le premier film de Nawell Madani qui dépasse les 500.000 spectateurs

 Un exploit pour « C’est tout pour moi », le premier film de Nawell Madani qui dépasse les 500.000 spectateurs

Nawell Madani


Il y a quelques mois, ils étaient très peu à miser sur "C'est tout pour moi", le premier film de l'humoriste belge Nawell Madani, sorti le 29 novembre dernier. Près d'un mois après sa sortie, "C'est tout pour moi" a déjà attiré 500.000 spectateurs ! Ce mercredi 27 décembre, il était présent dans un peu plus de 150 salles. 


Un "exploit" pour ce film à petit budget, dénigré par une certaine partie de la presse. "Film bancal", pour Le Parisien, "Un navet", pour la Voix du Nord. 



Une revanche ? "Je ne parlerais pas de revanche. Je préfère dire que c'est un juste retour des choses, surtout au regard du boulot que Nawell a abattu", explique Kamel Guemra, l'un des coscénaristes (avec Matt Alexander, Ali Bougheraba, et Nawell Madani). "Elle arrivait toujours la première et partait la dernière", continue-t-il. 


"Je crois que Nawell est super contente et comblée. Elle a traversé beaucoup d'épreuves pour arriver là où elle est", lâche encore Kamel Guemra.  


"C'est tout pour moi" raconte  le parcours d'une Belgo-Maghrébine qui quitte son quartier de Bruxelles pour Paris, à l'assaut de ses rêves (elle veut devenir danseuse), sans l'aval de son père


Ce long-métrage avait tous les "atouts" sur le pitch pour en faire un énième film cliché, mais Nawell Madani a juste raconté une histoire. Une épopée universelle qui a touché le cœur des gens. "Les nombreux messages de remerciement que nous avons reçus sont le plus important", témoigne Kamel Guemra. "Le public est roi". 


"Telle que je connais Nawell Madani, elle prépare sans doute les prochains films", dit sourire aux lèvres le scénariste, avant de conclure : "faire kiffer" les gens, c'est tellement addictif".


Nadir Dendoune


 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.