Des militants du boycott contre Israël perturbent l’assemblée générale d’AXA

 Des militants du boycott contre Israël perturbent l’assemblée générale d’AXA

Des militants de BDS France devant le siège social d’AXA, jeudi 28 avril 2022. Photo : DR

Ce jeudi 28 avril, une vingtaine de militants en faveur du boycott contre Israël se sont réunis devant le siège social d’AXA. Ils reprochent à la deuxième plus grande compagnie d’assurance au monde sa « complicité avec l’apartheid israélien » et appellent les individus, les organisations et les institutions du monde entier à boycotter AXA.

Des militants du boycott contre Israël perturbent l’assemblée générale d’AXA
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Imen Habib, animatrice de la campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanctions) dénonce l’hypocrisie de la compagnie d’assurance. « D’un côté, AXA a décidé d’investir dans des actifs verts, de se désengager d’industries à forte intensité carbone ou encore de soutenir la prévention au changement climatique. De l’autre, elle investit son argent dans des capitaux qui renforcent l’expansion de colonies illégales israéliennes en territoire occupé palestinien et les destructions environnementales qui l’accompagne », peste la militante. « Financer un régime d’apartheid n’est pas « vert » du tout ! », raille-t-elle.

« Un rapport de “Don’t Buy Into Occupation” classe AXA au 30e rang des 100 plus grands investisseurs européens, avec un investissement total de 845 millions de dollars, impliqué dans l’entreprise israélienne de colonisation illégale du territoire palestinien. Une entreprise coloniale qui détruit l’environnement et rend la population palestinienne moins résiliente pour s’adapter au changement climatique », précise encore Imen Habib.

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Selon l’ONG SumOfUs, depuis 1967, près d’un million d’oliviers palestiniens auraient été arrachés et détruits. Israël déverserait également 80 % des déchets de ses colonies dans le territoire palestinien occupé, contaminant toutes les ressources naturelles palestiniennes – y compris l’eau.

« 97% de l’eau potable de Gaza est impropre à la consommation et constitue une cause majeure de mortalité infantile. L’exploitation systématique des ressources naturelles palestiniennes, notamment l’eau, la terre, le gaz et le pétrole, les minéraux de la mer Morte et les réserves de pierre, crée un environnement coercitif visant à chasser les familles palestiniennes de leurs terres au profit de l’économie d’apartheid d’Israël et de l’expansion illégale des colonies », dénonce encore l’ONG.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.