Football/Handball. L’Espérance de Tunis domine le continent africain

 Football/Handball. L’Espérance de Tunis domine le continent africain

Amen Allah Memmiche fêtait ses 20 ans le 20 avril

Non contente de s’être qualifiée pour la finale de la prestigieuse Ligue des champions d’Afrique de football dans son édition 2024, l’Espérance sportive de Tunis a remporté dès le lendemain la finale de la 40e édition du Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe à Oran. Un état de grâce triomphant qui place le club sur le toit de l’Afrique.

« Dans ce contexte de morosité économique et sociale, il n’y a guère que le football qui nous apporte encore du baume au coeur !», commente un supporter tunisien euphorique.

En battant chez elle la redoutable formation sud-africaine du Mamelodi Sundowns 1-0 lors de la demi-finale retour de la reine des compétitions continentales, disputée le 26 avril au soir au Loftus Versfeld Stadium de Pretoria en Afrique du Sud, l’EST y a mis la manière !

Lors du match aller à Radès, les sang et or avaient dû compter sur le talent de leur duo brésilien : réaliste, le milieu offensif brésilien, Yan Sasse, servi par une passe magistrale de Rodrigo Rodrigues en profondeur, avait réussi à déjouer la défense sud-africaine pour marquer le seul but du match face au portier des Mamelodi, l’expérimenté Ronwen Williams.

 

Memmiche, révélation du tournoi

Mais à seulement 20 ans à peine, c’est le jeune gardien de but espérantiste, Amen Allah Memmiche, qui fut incontestablement la sensation de cette Coupe d’Afrique, ce qui lui garantit une place de titulaire dans la sélection nationale des Aigles de Carthage, longtemps sans grand portier. Exceptionnelle, sa parade en fin de match aller (84e minute) a sauvé les siens via une impressionnante détente qui claque le ballon en corner. Ses réflexes sauveront également l’EST à plusieurs reprises à Pretoria.

 

Lors du match retour, la seule réalisation de la rencontre a été signé par Raed Bouchniba qui vient crucifier à la 57e minute Williams par une frappe tendue, à bout portant, en première intention. Score total, 2-0, malgré des conditions météorologiques difficiles qui ont causé l’interruption du match dès la 21e minute de jeu, pour plus d’une heure de temps, en raison d’une violente averse et de risque de coups de foudre.

La joie des espérantistes est double puisqu’à la faveur de ce succès, l’EST s’est par la même occasion qualifiée pour le Mondial des clubs 2025 qui se jouera aux États Unis d’Amérique. Le quadruple champion d’Afrique jouera donc sa 9e finale le 18 mai prochain, à Radès, une alléchante affiche face à Al Ahly d’Égypte qui a eu raison du TP Mazembe.

Un sommet où les footballeurs de l’EST pourraient bien s’inspirer de la performance de leur compatriotes handballeurs sacrés samedi champions d’Afrique au détriment de l’autre institution sportive de l’Egypte : le Zamalek.

 

Handball : quatrième sacre africain

Les handballeurs de l’EST n’ont pas tremblé le 27 avril face au Zamalek du Caire, tenant du titre qui lorgnait sur une 8e couronne.

Ainsi l’Espérance de Tunis a remporté en Algérie la finale du Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs des coupes de handball. La formation espérantiste a battu les égyptiens du Zamalek sur le score de 30 à 25.

Dès la mi-temps, l’Espérance de Tunis menait par 16 à 11 dans cette finale, une avance confortable de 5 buts qu’elle a pu conserver. Une fois de plus dans cette compétition, c’est également le gardien de but espérantiste, Assil Namli, qui a brillé par ses arrêts, en parfaite analogie avec Memmiche qui n’a pas manqué à son tour de lui faire un clin d’œil à travers une danse mimétique célébrant leurs victoires respectives.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.