Israël. En grève de la faim, le détenu palestinien Hisham Abu Hawash entre la vie et la mort

 Israël. En grève de la faim, le détenu palestinien Hisham Abu Hawash entre la vie et la mort

Des partisans et des proches du prisonnier palestinien en grève de la faim Hisham Abu Hawash, dont son fils Hadi (CG), rassemblés dans son village de Dura à l’ouest d’Hébron en Cisjordanie occupée, le 2 janvier 2022, pour exiger sa libération. HAZEM BADER / AFP

Depuis octobre 2020, Hisham Abu Hawash, un Palestinien de 39 ans, originaire de Dura (un village à proximité d’Hébron) et père de cinq enfants, est en prison en Israël.

 

Il a été placé en détention administrative. En guise de protestation, il a entamé une grève de la faim depuis 141 jours. Hisham Abu Hawash est aujourd’hui entre la vie et la mort.

Les détentions administratives en Israël ne sont pas des cas isolés. Comme le rappelle l’AFPS (Association France Palestine Solidarité), « au cours de l’année 2021, le gouvernement d’occupation a émis 1 595 ordres de détention administrative », ajoutant que « parmi les 4 550 prisonniers politiques palestiniens emprisonnés actuellement dans les geôles israéliennes (dont 160 enfants et 34 femmes), 500 le sont sous le régime de la détention administrative »

Les détentions administratives permettent à l’Etat hébreu d’arrêter et de maintenir en prison des individus censés représenter un danger pour la sécurité, en l’absence de procès équitable.

Comme pour les autres détenus, aucune charge, aucun acte d’accusation, n’a été communiqué à Hisham Abu Hawash ni à son avocat, sous prétexte d’un « dossier secret ».

Hisham Abu Hawash est soupçonné d’être lié à des attaques à l’encontre d’Israël et d’être un membre du Jihad islamique palestinien, des accusations qu’il a toujours réfutées.

A cause de son état de santé très préoccupant, le prisonnier a été transféré à l’hôpital israélien « Asaf Harofeh » le 26 décembre dernier.

Sur Twitter, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui lui a rendu visite a indiqué qu’il pourrait mourir à tout moment. Selon le CICR, il aurait perdu 47 kilos et son état ne fait que se détériorer. L’épouse d’Hisham Abu Hawash, parle de problèmes de santé irréversibles et ce, même s’il met fin à sa grève de la faim…

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.