“On ne nous fait pas de cadeaux parce que nous sommes un club issu d’un quartier populaire”, Hamza Arab, président du Montpellier Futsal

 “On ne nous fait pas de cadeaux parce que nous sommes un club issu d’un quartier populaire”, Hamza Arab, président du Montpellier Futsal

Hamza Aarab


Les mésaventures pour le Montpellier Méditerranée Futsal (MMF) n'en finissent pas. Rétrogradé en 2e division le 2 mai 2017 pour trois licences irrégulières, le club héraultais avait obtenu le 10 août la suspension en référé de cette décision devant le tribunal administratif de Paris. Mais la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football lui a infligé le 29 août, juste avant la reprise du championnat de 1ère division, 12 points de pénalité. "Un acharnement incompréhensible", selon Hamza Aarab, le président du club. 


Né il y a 20 ans (1998) au quartier du Petit Bard, le MMF a atteint l'élite en 2016. Actuel 9ème (sur 13 clubs), le MMF pourrait bien être rétrogradé en deuxième division la saison prochaine. Son avenir en Ligue 1 se jouera ce dimanche 6 mai à domicile face à Garges, 3ème du championnat, lors de la dernière journée du championnat. Même s'il l'emporte, le MMF pourrait tout de même descendre en ligue 2.


Ce mercredi 2 mai, à 9h30, le MMF était devant le tribunal administratif de Paris pour contester les sanctions de la FFF. L'audience n'a duré que quelques minutes, juste le temps pour les deux avocats de défendre leurs arguments.


"La sanction est disproportionnée parce que les erreurs commises par le MMF ont été involontaires", a précisé à la barre Maitre Alvares, l'avocat du club héraultais. "Même s'il s'agit d'un club professionnel, il est l'un des plus petits budgets et ses responsables sont pour l'immense majorité des bénévoles", a embrayé l'avocat, en rappelant que "le club reconnaît ses erreurs".


Pour Maître Alvares, "une relégation en ligue 2 aurait de graves conséquences pour le club qui a déjà perdu 10 joueurs l'an passé". "Nous aurions pu être plus sévère", a déclaré de son côté l'avocat de la FFF. "Il y a eu en tout 13 rencontres irrégulières avec des joueurs qui n'auraient pas dû être sur le terrain. Ce sport a besoin d'être assaini. La Fédération française de Football continuera à être ferme".


"D'autres clubs sont dans le même cas que nous et pourtant la FFF est beaucoup plus indulgente avec eux", a raillé Hamza Aarab, le président du MMF. "On ne nous fait pas de cadeaux parce que nous sommes un club issu d'un quartier populaire", dénonce-t-il amer.


Nadir Dendoune

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune