La Courneuve-Plage fête ses 20 ans : vingt étés de vacances accessibles à tous

 La Courneuve-Plage fête ses 20 ans : vingt étés de vacances accessibles à tous

La Courneuve, le 9 juillet 2025. 20e anniversaire de La Courneuve-Plage avec, comme invitée, la chanteuse Amel Bent, originaire de La Courneuve, ici aux côtés du maire Gilles Poux et de la sous-préfète de Saint-Denis, Animya N’Tchandy. Photo : Nadir Dendoune

Mardi 9 juillet, le parc de la Liberté de La Courneuve a résonné de musique et d’émotion à l’occasion de l’inauguration officielle de La Courneuve-Plage, événement estival devenu incontournable en Seine-Saint-Denis. L’édition 2025 marque un cap symbolique : 20 ans d’existence pour cette initiative populaire et solidaire, pensée pour offrir un air de vacances à celles et ceux qui ne peuvent partir.

Créée en 2005, La Courneuve-Plage transforme chaque été pendant un mois le parc de la Liberté en véritable station balnéaire urbaine : bassins, parasols, transats, animations sportives et culturelles, concerts, cinéma en plein air, baignade… Un succès populaire qui ne se dément pas : environ 2 500 personnes s’y rendent chaque jour, selon la mairie.

« Le droit de rêver »

« Quand on a lancé cette initiative il y a vingt ans, on n’imaginait pas qu’on y arriverait, mais on y est arrivés », a rappelé le maire PCF de La Courneuve, Gilles Poux. « Je tiens à remercier tous les salariés de la ville qui ont cru en ce projet. Il fallait de l’obstination pour faire tomber les barrières et permettre aux habitants de se retrouver ici, de vivre le droit aux vacances. Ce droit, trop souvent remis en cause pour des raisons de pouvoir d’achat, nous l’avons incarné ici, dans ce parc, année après année. »

Avec plus d’un million de visiteurs cumulés en 20 ans, La Courneuve-Plage est devenue un symbole d’inclusion et de solidarité. « On vient avec sa serviette, on achète une glace, on se baigne, on s’évade. Ce projet donne du sens, fait vivre les valeurs du vivre-ensemble qui sont au cœur de nos engagements », a tenu à préciser le maire.

Amel Bent, le retour aux sources

La journée d’anniversaire a été marquée par la présence très applaudie de la chanteuse Amel Bent, enfant du territoire, venue célébrer cette double date symbolique. « 20 ans, c’est un chiffre particulier. J’ai quitté La Courneuve il y a 20 ans, j’ai 40 ans aujourd’hui. Je voulais remercier la ville parce que c’est ici, grâce à cette mairie, que je ne me suis jamais sentie pauvre, ni culturellement ni économiquement. Et que je me suis permis de rêver », a-t-elle déclaré, visiblement émue.

La chanteuse a également été saluée par la sous-préfète de Saint-Denis, Animya N’Tchandy, également présente à la commémoration : « J’ai longtemps entendu parler de La Courneuve-Plage, j’ai vécu dix ans en Seine-Saint-Denis. L’État continuera de soutenir ce projet malgré les restrictions budgétaires. » Non sans humour, elle a ajouté : « Pour les 20 ans, avoir pris une chanteuse qui a une chanson qui s’appelle 20 ans, c’est bien trouvé ! »

Dans un contexte où, selon une étude Ifop publiée en juin, 35 % des Français ne partiront pas en vacances, le rôle de dispositifs comme La Courneuve-Plage prend tout son sens.

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Le programme de La Courneuve-Plage 2025

Ouverte depuis le 5 juillet et jusqu’au 3 août 2025, La Courneuve-Plage offre un programme riche :

Temps forts :

  • Nocturne le 13 juillet (ouverture jusqu’à 22h), suivie d’un feu d’artifice
  • Cinéma en plein air le 19 juillet
  • Lotos géants les 18 juillet et 1er août

Activités régulières :

  • Baignade surveillée dans les bassins
  • Jeux aquatiques
  • Initiations sportives : beach soccer, flag football, sandball, tir à l’arc, danse afro, bachata…
  • Rencontres inter-associatives
  • Animations culturelles et spectacles

Un mois d’été rythmé, festif et accessible pour toutes et tous. La Courneuve-Plage, vingt ans après sa création, prouve qu’elle reste une réponse concrète et joyeuse à la question du droit aux vacances.

Crédit photo : Nadir Dendoune
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.