Migrations.Evacuations de campements : Pas assez d'hébergements

Les opérations d'évacuation de campements au nord de Paris se poursuivent. Cependant des organisations sont dubitatives quant aux mises à l'abri promises.

Evacuations

Jeudi dernier (28 novembre), à Paris, avait lieu l'évacuation d'un campement de migrants au niveau de la porte d'Aubervilliers. La seconde du mois après celle du 7 novembre, au niveau de la Chapelle.

Selon un collectif d'organisations d'aide aux migrants, dont Utopia 56, Paris d'Exil ou encore le collectif P'tits Dej solidaires, les dispositifs de mise à l'abri sont loin de couvrir l'ensemble des besoins des personnes évacuées.

Jeudi dernier, la préfecture de police et la préfecture de la région d'Ile-de-France annonçaient l'envoi de plusieurs bus sur place pour évacuer et « mettre à l'abri entre 200 à 300 personnes ». Le campement ne comptait pas loin de 2000 personnes.

Promesse non tenue ?

Le 6 novembre dernier, le gouvernement annonçait ses « 20 décisions pour améliorer notre politique d’immigration, d’asile et d’intégration » et faisait part de son ambition : « Les opérations d’évacuation continueront d’associer une mise à l’abri humanitaire, un examen de situation administrative et une orientation conforme au résultat de cet examen ».

Dans le même temps, le gouvernement clamait vouloir que les capacités d'hébergement dédiées à l’hébergement des demandeurs d’asile et des réfugiés atteignent 107 000 places. Or, suite aux évacuations du mois de novembre, les organisations d'aide aux migrants ont constaté le retour à la rue de plusieurs dizaines de personnes et pointent la « promesse oubliée » du gouvernement.

« Zéro retour »

Egalement annoncé par le gouvernement le 6 novembre dernier, la promesse de la mise en place de la stratégie du « zéro-retour » a bien été tenue. Une stratégie qui inquiète les organisations d'aide aux migrants :

« Ce harcèlement policier qui contrôle, disperse et invisibilise les exilés semble pour l’instant être la seule promesse tenue. Cette politique réduit leur accès aux distributions alimentaires, aux soins, aux informations sur leurs droits, et les éloigne encore davantage du système d’hébergement ». Selon ces derniers, cette stratégie ne fait que « déplacer les campements sur d’autres sites moins visibles ».

Les organisations demandent au gouvernement de respecter sa promesse d'hébergements pérennes, d'accès aux soins et aux droits « pour toutes les personnes exilées sur le territoire ».

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