Mortiers d’artifice : les « ventes suspectes » doivent être signalées au ministère de l’Intérieur

 Mortiers d’artifice : les  « ventes suspectes » doivent être signalées au ministère de l’Intérieur

Le commissariat de Champigny-sur-Marne, cible de tirs de mortiers d’artifice dans la nuit du 10 au 11 octobre 2020. AFP / Twitter account of @LeCapricieux94

Selon un décret publié ce lundi 20 décembre, les achats suspects de mortiers d’artifice, ces engins pyrotechniques, devront désormais être signalés au ministère de l’Intérieur, au risque de se voir infliger une amende au maximum de 1 000 euros.

 

Une mesure soutenue par les syndicats de police. Les forces de l’ordre se plaignent régulièrement d’être la cible de mortiers d’artifice. Tout commerce coupable « de ne pas signaler les transactions suspectes » concernant ces feux d’artifice de la catégorie F2 et F3 s’exposera désormais à une contravention de 5e classe, soit une amende de 1 000 euros, selon le texte publié lundi au Journal officiel.

Le décret précise également ce qui constitue le caractère suspect d’une vente. Un signalement doit être réalisé « immédiatement après la tentative de transaction », si le client « refuse de prouver son identité », « refuse de préciser l’usage qu’il envisage de faire » des feux d’artifice, en achète « des quantités inhabituelles », qu’il insiste pour payer en cash, ou bien souhaite acquérir des « articles inhabituels pour l’usage envisagé ».

Les commerçants disposent d’un délai maximum de 72 heures pour faire remonter cette information à l’Intérieur. Ils devront également tenir un registre de leurs ventes des 18 derniers mois à la disposition de la police et de la gendarmerie.

Ce décret est la traduction de mesures votées en mai dernier dans la loi Sécurité globale. Cette loi prévoit également d’interdire la vente de mortiers d’artifice au grand public, en punissant de six mois d’emprisonnement les commerçants qui accepteraient de les vendre à des non professionnels.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.