Un jeune palestinien de 16 ans tué par l’armée israélienne

 Un jeune palestinien de 16 ans tué par l’armée israélienne

Affrontement entre les forces de sécurité israéliennes et des manifestants palestiniens (illustration). Ahmad GHARABLI / AFP

Une fois n’est pas coutume. Un jeune Palestinien a été tué par un tir de l’armée israélienne en Cisjordanie occupée, a fait savoir le ministère de la santé palestinien vendredi 29 juillet. « Un jeune homme de 16 ans, Amjad Nashaat Abou Alia, est mort des suites de ses blessures après avoir reçu une balle tirée par l’armée israélienne, près du village d’Al-Mughayer », non loin de Ramallah, précise le ministère dans un communiqué.

Selon l’Autorité palestinienne, le jeune homme est mort après avoir reçu une balle dans la poitrine et son décès a été déclaré après son transfert à l’hôpital. Cinq autres manifestants auraient été blessés lors du rassemblement.

Environ quatre cents Palestiniens se sont réunis ce vendredi dans cette zone pour protester contre la colonisation.

D’après l’armée israélienne, « des centaines de Palestiniens ont déclenché une émeute violente » vendredi en ces lieux. « Les émeutiers ont brûlé des pneus et jeté des pierres vers une route sur laquelle des véhicules civils passent », explique-t-elle dans un communiqué, ajoutant : « L’armée et la police aux frontières israéliennes étaient déployées et ont riposté en utilisant des moyens de dispersion antiémeute et à balles réelles. »

Depuis la fin de mars, au moins 53 Palestiniens ont été tués, principalement en Cisjordanie occupée, notamment des militants présumés et des civils parmi lesquels la journaliste américano-palestinienne d’Al-Jazira Shireen Abu Akleh, qui couvrait une opération israélienne à Jénine (voire nos éditions).

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.