Cisjordanie – La Cour suprême israélienne invalide une loi en faveur de la colonisation

 Cisjordanie – La Cour suprême israélienne invalide une loi en faveur de la colonisation

Cisjordanie – Paysage agricole, dans la vallée du Jourdain, près de Jéricho. PHILIPPE ROY / AURIMAGES VIA AFP

Une bonne nouvelle. La Cour suprême israélienne a invalidé, mardi soir (9 juin), une loi controversée permettant à Israël de s’approprier des centaines d’hectares en Cisjordanie occupée. Un texte qui avait scandalisé les Palestiniens.

Cette loi votée en 2017 avait été suspendue. En attendant que les juges de la Cour suprême décident de sa validité, au regard de la justice israélienne. Des conseils locaux palestiniens ainsi que des ONG palestiniennes et israéliennes avait saisi la cour.

La loi adoptée le 6 février 2017 permet à Israël d’exproprier, contre compensation financière, les propriétaires palestiniens de terrains privés en Cisjordanie. Sur ces terres, des colons juifs construisent sans autorisation officielle israélienne.

Elle vise à légaliser au regard du droit israélien des colonies non reconnues par Israël. Elle leur épargne la démolition sur décision des juges. Israël fait une distinction entre colonies reconnues et celles qui sont illégales au regard de la loi israélienne.

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Faire fi de la décision de la cour

La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Et au regard du droit international, toutes les colonies sont illégales. La ministre israélienne chargée des implantations Tzipi Hotovely, a dénoncé le jugement de la Cour suprême.

Elle l’accuse d’avoir « déclaré la guerre au droit des juifs de s’installer sur la terre d’Israël ». « La meilleure réponse à la Cour est l’annexion et la poursuite de la construction », en Cisjordanie, a ajouté la ministre dans un communiqué.

De son côté, Adalah, une ONG palestinienne a salué une « décision importante pour lutter contre la menace d’Israël d’annexion de parties de la Cisjordanie ». « La Cour a tranché: le Parlement israélien ne peut pas voter des lois violant les lois humanitaires internationales », ajoute Adalah dans un communiqué.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.