Cinéma. L’acteur franco-algérien Djemel Barek est décédé

 Cinéma. L’acteur franco-algérien Djemel Barek est décédé

Djemel Barek, décédé ce 30/07/2020, dans une scène du film « Io sono con te » (2010) de Guido Chiesa. Photo: Abdel Belhadi / Archives du 7eme Art / Photo12 via AFP

Djemel Barek, acteur franco-algérien, âgé de 54 ans, est décédé ce jeudi 30 juillet d’une longue maladie. Une bien triste nouvelle.
« Très malade depuis trois ans, il ne s’est jamais plaint et gardait le sourire. C’était un guerrier », nous a confié, très ému, son ami l’acteur et réalisateur Lyes Salem.
« Je l’avais rencontré en 2005 lors du tournage de Munich (NDLR : le film de Spielberg) où il avait obtenu un petit rôle. On est devenu très copain et j’ai tout de suite eu envie de bosser avec lui », continue Lyes Salem.
Les deux ont alors travaillé ensemble sur plusieurs films, comme dans l’Oranais, magnifique film de Lyes Salem, qui raconte trente ans de l’histoire de l’Algérie post-guerre d’indépendance où Djemel Barek jouait l’un des rôles principaux. Plus récemment, ils s’étaient retrouvés dans le téléfilm français Ramdan, diffusé sur Arte en mai dernier.
Né en Algérie, Djemel Barek s’était installé en France dans les années 80. Il avait commencé sa carrière de comédien au théâtre, jouant par exemple dans des pièces de Robert Hossein.
Acteur dans une soixantaine de films, des dizaines de longs métrages (Le Grand Bain, Carlos, Mon Roi, les Cowboys, Nos Frères Ennemis etc.), courts métrages et séries, il interprétait souvent le rôle du papa maghrébin qui lui sied à merveille.
Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages se sont succédé. « Des gens m’appellent de partout. Djemel était d’une douceur absolue et en même temps, il avait une autorité naturelle. Dans la vie, il était tellement proche des gens. Il était très aimé. Pour moi, c’était un frère de cinéma », conclut Lyes Salem.
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.