Algérie. L’initiative « 24h pour Walid Kechida » démarre ce jeudi 

 Algérie. L’initiative « 24h pour Walid Kechida » démarre ce jeudi 

« 24h pour Walid Kechida », une initiative lancée par les proches de Walid Kechida.

Alors que le procès en appel du militant algérien du Hirak Walid Kechida, condamné en première instance à 3 ans de prison ferme, aura lieu ce dimanche 24 janvier, ses proches lancent une initiative sur les réseaux sociaux, « 24h pour Walid Kechida ».

 

« Jeudi 21 janvier 2021, nous serons des millions d’Algériennes et d’Algériens dans les quatre coins du monde, à être au rendez-vous toute la journée : Chacun sur Facebook et sur Twitter, Instagram ou ailleurs, nous serons solidaires de Walid Kechida en postant une vidéo de 30 secondes, ou des photos de Walid, ou en faisant des mèmes, des dessins  ou quelques mots de soutien ou en lui envoyant des lettres. Inondons Facebook et Twitter avec les hashtags : #FreeWalidKechida, #MemesAreNotACrime », écrivent ses soutiens.

Le 4 janvier dernier, Walid Kechida, 25 ans, militant algérien du Hirak était condamné à trois ans de prison ferme pour des « mèmes humoristiques », accusé d’« offense envers le président », « d’atteinte à l’islam » et « d’outrage à corps constitué ».

Depuis cette condamnation, ses proches ne cessent d’alerter l’opinion publique face à « cet emprisonnement arbitraire ». Rappelant que Walid Kechida « incarne les espoirs de milliers de jeunes Algériens rêvant de dignité et de liberté, des valeurs qui vous sont chères ». Avant de conclure : « sa place n’est pas en prison et il bénéficierait grandement de votre soutien. Dans cette atmosphère de contrôle et de répression, nous savons aussi que le régime algérien ne pourra pas ignorer vos voix ».

>> Lire aussi : Algérie : Trois ans de prison ferme pour des “mèmes humoristiques”

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.