France–Maroc. Coopération renforcée contre le financement du terrorisme

PARIS – 19/05/2026. Conférence internationale « No Money For Terror » à Paris, réunissant plusieurs pays et organisations pour renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. © Tom Nicholson / POOL / AFP
La France et le Maroc veulent renforcer leur coopération financière, mieux échanger pour mieux détecter les opérations suspectes.
« Cet accord vise notamment à faciliter l’échange d’informations d’intérêt relatives à des opérations financières suspectes », annonçaient hier (20 mai), dans un communiqué conjoint, le ministère de l’Économie et des Finances du Maroc et son homologue français.
En marge de la conférence internationale « No Money For Terror », qui réunissait 75 pays et organisations internationales à Paris, Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Économie et des Finances du Royaume du Maroc, et Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie, ont signé un accord de coopération « afin de mieux lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ».
>> A lire aussi : Maroc-Espagne : coopération antiterroriste de haut niveau depuis 2014
Coopération entre Tracfin et l’ANRF
Concrètement, cet accord vise à garantir « des échanges fluides et efficaces » entre Tracfin, le service de renseignement financier rattaché au ministère français de l’Économie et des Finances, et son homologue marocain, l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF).
« Les deux pays redoublent ainsi leurs efforts pour augmenter leur efficacité dans la lutte contre les activités criminelles liées, en particulier concernant le financement du terrorisme et le blanchiment des profits dégagés par les activités criminelles », précisait le communiqué conjoint. Les deux ministres saluaient une nouvelle étape dans la coopération bilatérale entre la France et le Maroc.
Risques et financement du terrorisme
Au cours de la conférence « No Money For Terror », les différents participants ont largement évoqué « les risques de détournement des innovations financières à des fins de financement du terrorisme ». Roland Lescure a pris la parole pour réaffirmer la nécessité d’une réponse commune : « Nous devons couper le financement qui permet de telles attaques, et nous devons agir ensemble contre une menace qui ne connaît pas de frontières. »
Parmi les solutions envisagées, les pays et organisations ont mis en avant la nécessité de mettre en œuvre « des cadres réglementaires sur la base des recommandations du GAFI (Groupe d’action financière, en charge de la lutte contre le financement du terrorisme) ». L’enjeu est également d’empêcher « les terroristes d’exploiter à leur avantage les différents niveaux d’exigence qui peuvent exister d’une juridiction à l’autre ».
