Gaza : cessez-le-feu fragile, plan de paix en péril ?

 Gaza : cessez-le-feu fragile, plan de paix en péril ?

Gaza, 23 avril 2026. Amnaa al-Abed pleure ses fils Salah et Abdullah, tués dans une frappe israélienne. Malgré le cessez-le-feu, Tsahal continue de mener des frappes dans l’enclave palestinienne. © Omar AL-QATTAA / AFP

Poursuite des frappes israéliennes, le Hamas toujours pas désarmé, la mise en place du plan de paix de Donald Trump semble s’enliser.

« Loin des projecteurs, la situation à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, ne cesse de se dégrader » déplorait hier (28 avril) Khaled Khiari, Sous-Secrétaire général des Nations Unies chargé du Moyen-Orient, de l’Asie et du Pacifique.

Depuis six mois, le plan de paix des Etats-Unis, porté par Donald Trump, a été instauré, principalement via un cessez-le-feu. Le 14 janvier, la deuxième phase du plan était officiellement enclenchée.

A ce jour, face à la présence encore très marquée du Hamas dans la bande de Gaza et à son refus catégorique d’être désarmé, les pourparlers s’enlisent. L’ONU redoute un retour des hostilités généralisées.

 

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L’eau comme arme

De son côté, l’Etat hébreu continue de frapper Gaza malgré le cessez-le-feu. Selon Médecins sans frontières (MSF), Israël a désormais détruit, ou endommagé, près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement.

Dans son rapport intitulé « L’eau comme arme : la destruction et la privation d’eau et d’assainissement par Israël à Gaza » (28 avril), l’ONG accuse Israël d’instrumentaliser cette ressource vitale au point de blesser, voire de tuer, des civils palestiniens tentant d’y accéder.

« Les autorités israéliennes savent que sans eau, la vie s’arrête. Pourtant, elles ont systématiquement et délibérément détruit les infrastructures hydrauliques à Gaza, tout en bloquant de manière constante l’entrée des équipements liés à l’eau » déclarait Claire San Filippo, responsable des urgences chez MSF.

Dans un communiqué (28 avril), le Cogat, organisme du ministère de la Défense israélien supervisant les affaires civiles dans les Territoires palestiniens occupés, rejetait ces accusations. L’organisme affirmait que des dizaines de puits locaux fournissaient quotidiennement « plus de 70 000 m³ d’eau distribués chaque jour ».

 

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Blair exhorte l’ONU à appuyer le plan Trump

« L’espoir réside dans les progrès substantiels réalisés dans la mise en œuvre du plan du Président [Trump] » affirmait Tony Blair, propulsé à la tête du Conseil de la paix à Gaza par le président américain.

Pour l’ancien Premier ministre britannique, afin de pouvoir concrètement mettre en œuvre le plan de paix de Donald Trump, le Conseil de sécurité de l’ONU doit apporter un soutien politique « clair et constant ».

Tony Blair soutenait par ailleurs que plus de 7 milliards de dollars d’engagements fermes avaient été levés pour soutenir Gaza. Il incitait donc l’ONU à contribuer financièrement en faveur « de la réponse humanitaire et du relèvement à Gaza ».

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