Accord États-Unis/Iran : pour Netanyahou, « la lutte n’est pas finie »

 Accord États-Unis/Iran : pour Netanyahou, « la lutte n’est pas finie »

Netanyahou, lors d’un point presse, le 15 juin 2026, a déclaré qu’Israël maintiendrait sa ligne dure contre l’Iran, affirmant que Téhéran ne disposerait jamais d’armes nucléaires, « avec ou sans accord ». © RONEN ZVULUN / POOL / AFP

Alors qu’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran a été annoncé dimanche (14 juin), Israël ne mettra pas fin aux combats contre le Hezbollah et se félicite d’avoir stoppé le nucléaire iranien.

 

« La lutte n’est pas finie (…) Cela est vrai non seulement en ce qui concerne l’Iran, mais également pour les proxies terroristes iraniens, que nous avons frappés (…) Nous l’avons fait à Gaza, au Liban, en Syrie, au Yémen (…) nous l’avons fait partout », réaffirmait hier (15 juin) Benjamin Netanyahou.

Le Premier ministre israélien confirmait ainsi qu’Israël maintiendrait ses troupes au Liban, en Syrie et à Gaza « aussi longtemps que nécessaire ».

Une déclaration qui vient doucher les espoirs du président libanais Joseph Aoun qui considérait cet accord de paix comme un pas vers des « solutions diplomatiques ».

« Le peuple libanais (…) attend aujourd’hui que ces accords se traduisent en mesures concrètes qui mettront définitivement fin au cycle de violence et établiront une phase de stabilité, de sécurité et de reconstruction », espérait, hier, le président libanais.

Escalade

Hier, lors du Conseil des droits de l’homme à Genève, Volker Türk, chef des droits humains à l’ONU, saluait l’accord conclu entre Washington et Téhéran, avant de revenir sur la situation au Liban. Ce dernier dénonçait l’escalade des hostilités entre Israël et le Hezbollah.

Dimanche (14 juin), Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, condamnait de nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth. Selon l’organisation, les frappes israéliennes ont causé la mort d’environ 3 000 personnes et le départ forcé de plus d’un million d’habitants.

Dimanche soir, l’Iran affirmait que « selon les accords conclus, la guerre et les opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, cesseraient immédiatement et définitivement ».

Nucléaire

« Depuis des décennies, je lutte contre les efforts de l’Iran pour s’armer d’armes nucléaires (…) Avec un accord, sans accord – l’Iran ne disposera pas d’armes nucléaires (…) Tant que je serai Premier ministre d’Israël – cela n’arrivera pas », affirmait aujourd’hui Benjamin Netanyahou, qui brigue un nouveau mandat de Premier ministre.

Sur son réseau social Truth, Donald Trump l’assurait : « L’Iran a accepté de ne jamais avoir d’arme nucléaire ! ».

De son côté, Emmanuel Macron a très vite salué l’accord de paix qui « ouvre une voie de négociation globale ». Le président français espérait que cette voie permettrait de « répondre aux préoccupations liées aux programmes nucléaire et balistique de l’Iran, ainsi qu’à sa politique de déstabilisation régionale ».

Les points à résoudre restent nombreux avant la cérémonie officielle de signature de l’accord prévue vendredi 19 juin, en Suisse.

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Charly Célinain

Charly Celinain est journaliste pour la rédaction web du Courrier de l’Atlas. Il participe à la production d’articles et réalise des vidéos d’actualité et de décryptage pour le site et les réseaux sociaux du média.