Doualemn : sa condamnation confirmée, l’expulsion toujours en suspens
La cour d’appel de Montpellier a confirmé la condamnation de l’ex-influenceur algérien Doualemn à cinq mois de prison avec sursis pour provocation à commettre des violences. Il reste par ailleurs sous le coup d’un arrêté d’expulsion du territoire français.
En bref
- La cour d’appel de Montpellier a confirmé la condamnation de Doualemn.
- L’ex-influenceur algérien écope de cinq mois de prison avec sursis.
- La justice lui reproche une vidéo TikTok appelant à des violences contre un opposant au régime algérien.
- Il fait toujours l’objet d’un arrêté d’expulsion.
- Les autorités algériennes avaient refusé son admission sur leur territoire en janvier 2025.
La cour d’appel confirme la condamnation de Doualemn
La cour d’appel de Montpellier a confirmé, jeudi 2 juillet, la condamnation de l’ex-influenceur algérien Doualemn. Il écope de cinq mois de prison avec sursis pour « provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit ».
De son vrai nom Boualem Naman, il avait publié, en 2025, une vidéo sur TikTok dans laquelle il appelait à « donner une sévère correction » à un opposant au régime algérien.
Le tribunal correctionnel de Montpellier l’avait déjà condamné, le 6 mars 2025, à cinq mois de prison avec sursis. Le parquet avait alors requis une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis.
L’ex-influenceur avait appelé à des violences sur TikTok
« L’appel à commettre des violences est caractérisé par l’emploi d’un terme qu’il explique signifier « donner des gifles ou des fessées » et visant une personne identifiable », avait expliqué la présidente du tribunal lors du jugement en première instance, cité par l’AFP.
Elle avait estimé qu’il ne pouvait s’agir de « termes humoristiques » et avait présenté cette condamnation comme un avertissement.
Lors de l’audience, Boualem Naman avait reconnu les faits. Il avait toutefois assuré qu’il n’avait jamais appelé au meurtre et avait exprimé ses « regrets ».
Une expulsion toujours bloquée entre Paris et Alger
Doualemn fait toujours l’objet d’un arrêté d’expulsion du territoire français.
En 2025, dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Paris et Alger, Boualem Naman avait été expulsé. À son arrivée en Algérie, le 9 janvier 2025, les autorités algériennes l’avaient toutefois renvoyé en France.
Le 12 mars 2025, la Commission d’expulsion (Comex) avait rendu un avis favorable à une nouvelle demande d’expulsion déposée par la préfecture de l’Hérault. Là encore, les autorités algériennes avaient refusé son admission sur leur territoire.
Le 17 juin 2025, Boualem Naman était sorti libre du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, au terme de la durée maximale légale de rétention administrative.
Depuis, il est assigné à résidence. La préfecture de l’Hérault a prolongé cette mesure pour une durée de 45 jours à compter du 1er juillet.
Vos questions sur Doualemn
Pourquoi la justice condamne-t-elle Doualemn ?
La justice a condamné Doualemn à cinq mois de prison avec sursis pour provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit, après la diffusion d’une vidéo sur TikTok.
Qui est Doualemn ?
Doualemn, de son vrai nom Boualem Naman, est un ex-influenceur algérien. Il habite en France.
Doualemn va-t-il être expulsé ?
Il fait toujours l’objet d’un arrêté d’expulsion. Toutefois, son éloignement reste bloqué après le refus des autorités algériennes de l’admettre sur leur territoire.
Pourquoi l’expulsion n’a-t-elle pas abouti ?
En janvier 2025, l’Algérie a refusé l’entrée de Boualem Naman sur son territoire après son expulsion de France. La justice assigne ensuite à résidence à l’issue de sa rétention administrative.
