Youssef Nabil en a secrètement rêvé, le musée d’Orsay l’a fait

« De rêver encore », l’exposition de Youssef Nabil au musée d’Orsay à Paris jusqu’au 13 septembre 2026.
Imaginez un jeune artiste des rives sud de la Méditerranée arrivant à Paris, poussant les portes d’un musée prestigieux et découvrant, quelques décennies plus tard, ses propres œuvres exposées aux côtés des peintres qui ont nourri sa vocation. Ce rêve, Youssef Nabil vient de le réaliser.
En bref
- Youssef Nabil présente « De rêver encore » au musée d’Orsay à Paris.
- L’artiste égyptien est le premier contemporain invité dans les salles orientalistes du musée.
- Son œuvre mêle photographie argentique, peinture et techniques du cinéma égyptien ancien.
- L’exposition explore les thèmes de l’exil, de la mémoire et de l’Égypte rêvée.
- Le parcours est visible jusqu’au 13 septembre 2026.
De rêver encore, un titre emprunté à La Tempête de Shakespeare, résume à lui seul l’esprit de cette exposition d’une infinie délicatesse. Le photographe et vidéaste égyptien invite le visiteur à une traversée entre souvenirs, nostalgie et cette mémoire particulière que l’exil façonne, à la recherche d’une Égypte disparue — ou peut-être simplement imaginée.
Un dialogue avec l’orientalisme du XIXe siècle
Premier artiste contemporain invité à investir les salles orientalistes du musée d’Orsay, Youssef Nabil établit un dialogue sensible avec les peintures du XIXe siècle qui ont marqué son regard.
Lors de son premier séjour parisien, en 1992, le musée d’Orsay est le premier lieu culturel qu’il visite. Les œuvres qu’il y découvre influenceront durablement son travail et donneront naissance à une esthétique immédiatement reconnaissable : des photographies argentiques en noir et blanc, minutieusement colorisées à la main selon une technique héritée du cinéma égyptien des années 1940 et 1950.
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Une photographie entre mémoire et fiction
Face à l’Orient fantasmé par les peintres européens, Youssef Nabil ne cherche pas la confrontation. Il propose un autre regard, un contrechamp intime où se mêlent héritage, souvenirs et imagination.
Ses portraits — ceux de proches, de personnalités comme Catherine Deneuve, Natacha Atlas ou Isabelle Adjani, mais aussi ses autoportraits, souvent photographié de dos et vêtu d’une gallabia — brouillent les frontières entre photographie et peinture.
Chaque image semble suspendue hors du temps, entre mémoire, fiction et rêve. Le parcours se termine avec deux vidéos, dont l’une met en scène Salma Hayek et Tahar Rahim, prolongeant cette atmosphère mélancolique et poétique.
Avec De rêver encore, Youssef Nabil propose un voyage immobile, une plongée dans une Égypte intime où le souvenir devient une œuvre d’art.
De rêver encore, Youssef Nabil
Musée d’Orsay, Paris
Jusqu’au 13 septembre 2026
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Vos questions sur l’exposition « De rêver encore » de Youssef Nabil au musée d’Orsay
Qui est Youssef Nabil ?
Youssef Nabil est un photographe et vidéaste égyptien reconnu pour ses portraits en photographie argentique colorisée à la main, inspirés du cinéma égyptien des années 1940 et 1950.
Que présente l’exposition « De rêver encore » au musée d’Orsay ?
L’exposition rassemble des photographies et des vidéos de Youssef Nabil autour des thèmes de la mémoire, de l’exil, de l’identité égyptienne et du rêve.
Pourquoi Youssef Nabil expose-t-il au musée d’Orsay ?
Le musée d’Orsay a joué un rôle fondateur dans son parcours. Lors de sa première visite à Paris en 1992, il y découvre les œuvres qui influenceront durablement sa création.
Quelle technique utilise Youssef Nabil dans ses photographies ?
Il réalise des photographies argentiques en noir et blanc qu’il colorise ensuite manuellement, une technique inspirée du cinéma égyptien classique.
Jusqu’à quand voir l’exposition Youssef Nabil au musée d’Orsay ?
L’exposition « De rêver encore » est présentée au musée d’Orsay à Paris jusqu’au 13 septembre 2026.
