Cinq choses à savoir sur Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire

 Cinq choses à savoir sur Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire

Raphaël Glucksmann, chef de Place publique et vainqueur de la primaire sociale-démocrate du 11 octobre 2026. © SEBASTIEN BOZON / AFP

Le chef du parti Place publique et député européen a remporté, le 11 octobre, la primaire sociale-démocrate. Il est donc le candidat du PS et de Place publique pour la présidentielle.

En bref

  • Raphaël Glucksmann a remporté la primaire sociale-démocrate le 11 octobre.
  • Il oppose sa conception de la « fierté française » à celle de la « Nouvelle France » défendue par Jean-Luc Mélenchon.
  • Il doit tenter de rassembler la gauche après la primaire.
  • Il défend une conception stricte de la laïcité et propose une convention citoyenne sur l’immigration.
  • Il dénonce le « carnage » à Gaza, condamne le « terrorisme » du Hamas et soutient la solution à deux États.

 

1. « Fierté française » plutôt que « Nouvelle France »

Il rejette la notion de « nouvelle France » théorisée par Jean-Luc Mélenchon. Il veut d’ailleurs s’imposer comme le champion de la gauche anti-Mélenchon.

Le lendemain de sa victoire à la primaire, Raphaël Glucksmann a appelé le leader Insoumis à « désavouer ses supporters (qui) agressent », affirmant que les violences contre lui de la part de sympathisants insoumis étaient « récurrentes », même si on ne sait pas si c’est le cas de l’auteur de l’enfarinage qu’a subi ce week-end l’eurodéputé, qui a ajouté : « je n’ai pas peur ».

Sur le fond, Raphaël Glucksmann s’oppose à Jean-Luc Mélenchon en refusant d’aborder les banlieues sous un prisme identitaire ou confessionnel. Sa ligne repose sur un universalisme républicain : égalité républicaine stricte et réinvestissement massif dans les services publics.

À la notion de « Nouvelle France », Raphaël Glucksmann oppose celle de « fierté française », dans son ouvrage « Nous avons encore envie », paru aux éditions Allary.

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2. Tenter de rassembler

Après une primaire réussie, les choses sérieuses commencent pour Raphaël Glucksmann pour tenter de rassembler la gauche. Il y a d’abord Olivier Faure, le patron du PS, candidat désavoué à la primaire, qui a ravivé un procès en « macronisme » qui colle à la peau de l’eurodéputé. « Je veux qu’Olivier Faure fasse partie de cette campagne », a déclaré hier Raphaël Glucksmann.

Il y a aussi Ségolène Royal, autre candidate malheureuse à la primaire, qui a traité le leader de Place publique de « stagiaire ». Elle lui a finalement souhaité « toute la force qu’il faut pour faire ce rassemblement à gauche qui sera difficile ».

Ce sera plus compliqué avec la patronne des Écologistes Marine Tondelier qui a déploré la victoire de « celui qui fait le choix du repli ».

Enfin, il y a François Hollande qui a plaidé lundi pour que « l’union » ne se limite pas aux « seuls socialistes ». Il a appelé son camp à « élargir » sa base.

3. Ne pas minimiser l’intégrisme

Il défend une conception stricte de la laïcité issue de la loi de 1905. Il qualifie l’islamisme politique de « projet totalitaire ». Tout en rejetant les discours stigmatisant les musulmans ou les projets d’interdiction du voile dans l’espace public.

Dans une tribune du Monde datée d’octobre 2020 et consacrée à la décapitation de Samuel Paty, il dénonce une gauche qui place l’antiracisme au-dessus de tout minimisant l’intégrisme.

4. Une convention citoyenne sur l’immigration

Il rejette l’illusion de « l’immigration zéro » autant que l’absence de régulation. Sa position se veut réaliste et pro-européenne. L’eurodéputé soutient la régularisation des travailleurs sans-papiers, en particulier dans les secteurs en tension, estimant que l’Europe a besoin de main-d’œuvre et que l’intégration passe avant tout par l’activité économique et la dignité des conditions de travail.

Raphaël Glucksmann propose l’organisation d’une convention citoyenne sur l’immigration. « Au lieu de fuir le débat migratoire, nous l’assumerons et nous organiserons une convention citoyenne », avec des « citoyens tirés au sort, représentatifs », qui seront « confrontés aux données démographiques, économiques ou sécuritaires ».

5. Le « carnage » à Gaza

Raphaël Glucksmann évoque ce terme qu’il préfère à celui de « génocide » : « J’ai un emploi extrêmement précautionneux du terme génocide », a-t-il déclaré en 2024. Il condamne également le « terrorisme » du Hamas en dénonçant le « gouffre » qui le sépare de ceux qui refusent d’employer ce terme : « Entendre ça, c’est proprement révoltant », considère-t-il.

Par ailleurs, l’eurodéputé dénonce la politique de Benyamin Netanyahou et soutient la solution à deux États.

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Vos questions sur Raphaël Glucksmann

Qui est Raphaël Glucksmann ?

Raphaël Glucksmann est le chef du parti Place publique et un député européen. Il a remporté la primaire sociale-démocrate le 11 octobre 2026.

Quelle est sa position face à Jean-Luc Mélenchon ?

Il veut incarner une gauche anti-Mélenchon et défend un universalisme républicain, qu’il oppose à la notion de « Nouvelle France ».

Que propose-t-il sur l’immigration ?

Il rejette à la fois l’idée de l’« immigration zéro » et l’absence de régulation. Il propose une convention citoyenne sur l’immigration et soutient la régularisation des travailleurs sans-papiers, notamment dans les secteurs en tension.

Quelle est sa conception de la laïcité ?

Il défend une conception stricte de la laïcité issue de la loi de 1905 et qualifie l’islamisme politique de « projet totalitaire », tout en rejetant les discours stigmatisant les musulmans.

Quelle est sa position sur Gaza ?

Il dénonce le « carnage » à Gaza, condamne le « terrorisme » du Hamas et soutient la solution à deux États.

 

 

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Chloé Juhel

Chloé Juhel fait partie de la rédaction web du Courrier de l’Atlas. Elle participe à la production d’articles d’actualité et au développement des contenus numériques du média.