Présidentielles 2027 : cinq choses à savoir sur Raphaël Glucksmann

Le président du parti de centre-gauche Place publique et eurodéputé français Raphaël Glucksmann s’exprime lors d’un meeting politique en vue de l’élection présidentielle française de 2027, à Aubervilliers, dans la banlieue nord de Paris, le 13 juin 2026. © Kenzo TRIBOUILLARD / AFP
Le chef du parti Place publique et député européen est candidat à la primaire de la gauche, prévue au mois d’octobre, en vue de la présidentielle. Dans les sondages, celui qui veut incarner un espace social-démocrate est pour l’instant crédité de 10 à 15 % des intentions de vote au premier tour.
En bref
- Raphaël Glucksmann veut incarner une gauche sociale-démocrate et anti-Mélenchon.
- Il défend un universalisme républicain et une conception stricte de la laïcité.
- Il propose une convention citoyenne sur l’immigration.
- Il place la révolution écologique au cœur de sa campagne.
- Il dénonce le « carnage » à Gaza, condamne le « terrorisme » du Hamas et soutient la solution à deux États.
1. « Fierté française » plutôt que « Nouvelle France »
Il rejette la notion de « nouvelle France » théorisée par Jean-Luc Mélenchon. Il veut d’ailleurs s’imposer comme le champion de la gauche anti-Mélenchon.
Raphaël Glucksmann refuse d’aborder les banlieues sous un prisme identitaire ou confessionnel. Sa ligne repose sur un universalisme républicain : égalité républicaine stricte et réinvestissement massif dans les services publics.
À la notion de « Nouvelle France », Raphaël Glucksmann oppose celle de « fierté française », dans son ouvrage « Nous avons encore envie », paru aux éditions Allary.
Il y a dix ans, sur cette même thématique, il avait d’ailleurs déjà publié « Notre France ». Pour Raphaël Glucksmann, il faut se réapproprier un récit national confisqué par les « nostalgiques du passé ».
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2. Ne pas minimiser l’intégrisme
Il défend une conception stricte de la laïcité issue de la loi de 1905. Il qualifie l’islamisme politique de « projet totalitaire ». Tout en rejetant les discours stigmatisant les musulmans ou les projets d’interdiction du voile dans l’espace public.
Dans une tribune du Monde datée d’octobre 2020 et consacrée à la décapitation de Samuel Paty, il dénonce une gauche qui place l’antiracisme au-dessus de tout minimisant l’intégrisme.
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3. Une convention citoyenne sur l’immigration
Il rejette l’illusion de « l’immigration zéro » autant que l’absence de régulation. Sa position se veut réaliste et pro-européenne.
L’eurodéputé soutient la régularisation des travailleurs sans-papiers, en particulier dans les secteurs en tension, estimant que l’Europe a besoin de main-d’œuvre et que l’intégration passe avant tout par l’activité économique et la dignité des conditions de travail.
Raphaël Glucksmann propose l’organisation d’une convention citoyenne sur l’immigration. « Au lieu de fuir le débat migratoire, nous l’assumerons et nous organiserons une convention citoyenne », avec des « citoyens tirés au sort, représentatifs », qui seront « confrontés aux données démographiques, économiques ou sécuritaires ».
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4. La révolution écologique
Pour son premier déplacement de campagne depuis qu’il est officiellement candidat, Raphaël Glucksmann a choisi le thème de l’éolien.
Il a promis d’engager dès son arrivée au pouvoir « les 100 jours de la révolution écologique », aux côtés de Yannick Jadot.
Le sénateur écologiste vient d’annoncer son ralliement au candidat de Place publique. Il sera chargé de préparer la mise en place d’un « état d’urgence écologique » dans son programme.
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5. Gaza : le « carnage » plutôt que le « génocide »
Raphaël Glucksmann évoque le « carnage » à Gaza, terme qu’il préfère à celui de « génocide » : « J’ai un emploi extrêmement précautionneux du terme génocide », a-t-il déclaré en 2024.
Il condamne également le « terrorisme » du Hamas en dénonçant le « gouffre » qui le sépare de ceux qui refusent d’employer ce terme: « Entendre ça, c’est proprement révoltant », considère-t-il.
Par ailleurs, l’eurodéputé dénonce la politique de Benyamin Netanyahou et soutient la solution à deux États.
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Vos questions sur Raphaël Glucksmann
Pourquoi Raphaël Glucksmann est-il candidat à la présidentielle ?
Il veut incarner un espace social-démocrate au sein de la gauche et se positionner face à Jean-Luc Mélenchon.
Quelle est sa position sur l’immigration ?
Il rejette à la fois l’idée d’une « immigration zéro » et l’absence de régulation et propose une convention citoyenne sur l’immigration.
Quelle place accorde-t-il à l’écologie ?
Il promet « les 100 jours de la révolution écologique » et associe cette orientation au soutien de Yannick Jadot.
Quelle est la position de Raphaël Glucksmann sur la guerre à Gaza ?
Il dénonce le « carnage » à Gaza, qu’il préfère au terme de « génocide », condamne le « terrorisme » du Hamas et soutient la solution à deux États.
Quand aura lieu la primaire de la gauche ?
La primaire est prévue en octobre 2026. Les dates annoncées sont les 9-10 et 16-17 octobre selon les informations récentes disponibles.
