Une « Alliance des numéros 10 des quartiers populaires » contre l’abstention

Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, prononce un discours lors d’un rassemblement de lancement de la campagne du candidat de La France insoumise (LFI) à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, place Jean-Jaurès à Saint-Denis, en banlieue nord de Paris, le 7 juin 2026. La France doit élire son président en avril 2027. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Cette campagne initiée par LFI a été lancée hier à Saint-Denis, en présence de Bally Bagayoko et d’autres. L’ambition est de lutter contre l’extrême droite en vue de la présidentielle.
Des militants ont choisi le numéro 10 pour nommer cette « alliance » en référence au meneur de jeu au football, capable d’impulser une dynamique collective et de rallier autour de lui.
Pour Carlos Martens Billongo, député LFI du Val-d’Oise, il faut « comprendre pourquoi » il existe « un désamour » : « parce que les gens sont déçus de la politique ». La participation sera déterminante selon lui : « si on gagne cinq (…) dix points de participation, on gagne l’élection et on bat l’extrême droite », a-t-il déclaré.
Attaquer le racisme
Lors du lancement de cette campagne hier, à Saint-Denis, Bally Bagayoko a indiqué vouloir « obtenir l’égalité réelle » pour les habitants des quartiers populaires et « attaquer de manière assez indéfectible la question du racisme », dont le maire de Saint-Denis a lui-même été la cible depuis son élection en mars dernier.
« L’Alliance des numéros 10 des quartiers populaires » a prévu des rassemblements dans plusieurs grandes villes comme Marseille, Strasbourg et Toulouse. Selon un sondage Elabe publié samedi, Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, est largement en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle du printemps prochain, devant Edouard Philippe pour le bloc central et Jean-Luc Mélenchon pour LFI.
