Ghizlane Sahli, artiste marocaine, dans son atelier à la Cité internationale des arts
Le nouveau programme de résidence porté par le Maroc, la Cité internationale des arts et l’Institut français du Maroc veut offrir à huit créateurs un temps de recherche, de création et de rencontres à Paris. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 octobre.
3 mois de résidence, du 5 janvier au 26 mars 2027.
1 000 euros nets par mois, en plus d’un atelier-logement individuel.
Arts visuels, numérique, cinéma, musique, danse, performance, théâtre, écriture…
Candidatures ouvertes jusqu’au 15 octobre 2026.
Un programme destiné à renforcer la mobilité internationale et les réseaux professionnels des artistes marocains.
Le peintre turc Gökhun Baltacı dans son atelier à la Cité internationale des arts
Paris comme espace de création, plutôt que simple destination. C’est l’ambition d’Atlasarts, programme de résidence destiné aux artistes marocains à la Cité internationale des arts. Porté par le ministère marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, la Cité internationale des arts et l’Institut français du Maroc, il accompagnera huit créateurs en 2027.
L’objectif dépasse le simple séjour parisien : permettre aux artistes de prendre du recul sur leur travail, de poursuivre une recherche et de rencontrer d’autres créateurs.
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Trois mois pour changer d’échelle
Du 5 janvier au 26 mars 2027, les huit lauréats disposeront chacun d’un atelier-logement individuel sur le site du Marais de la Cité internationale des arts. Une bourse de 1 000 euros nets par mois complète le dispositif.
La résidence prévoit également accompagnement et mise en réseau avec la communauté internationale des artistes accueillis par la Cité. Paris devient ainsi un lieu de travail, mais aussi de circulation des idées et des contacts.
Atlasarts ne privilégie ni une esthétique ni une discipline. L’appel s’adresse aux artistes des arts visuels et numériques, du cinéma, mais aussi aux créateurs des arts vivants — musique, performance, dramaturgie, mise en scène, danse et chorégraphie — ainsi qu’aux écrivains.
Le programme est ouvert sans limite d’âge aux artistes de nationalité marocaine justifiant d’au moins trois années de pratique professionnelle ou diplômés d’un établissement de formation artistique.
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Une résidence tournée vers l’international
Dans un paysage artistique où la circulation internationale peut constituer une étape décisive dans une carrière, Atlasarts mise également sur le temps de création.
La note d’intention devra notamment expliquer pourquoi le projet nécessite une résidence à Paris et à la Cité internationale des arts. Le jury prendra en compte le parcours professionnel, la qualité artistique du dossier et la pertinence du projet de recherche.
Atlasarts s’inscrit dans une histoire plus ancienne. Le programme de résidences pour les artistes marocains à la Cité internationale des arts a été lancé en 1993. Le nouveau dispositif en constitue une nouvelle étape, avec huit résidences prévues chaque année.
Le nom lui-même résume cette volonté de liaison. « Atlas » renvoie à la fois au Titan de la mythologie grecque et à la chaîne montagneuse marocaine, comme un symbole du lien entre le Maroc et l’Europe par l’art.
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Le 15 octobre, dernier délai
Les artistes intéressés ont jusqu’au 15 octobre 2026 pour déposer leur candidature. Le dossier doit notamment comprendre un CV, un dossier artistique et une note d’intention. Les résultats seront annoncés le 15 novembre, avant le début des résidences en janvier 2027.
Huit artistes seulement seront retenus. Mais derrière ces huit places, Atlasarts affiche une ambition plus large : faire de la mobilité internationale un véritable levier pour la création marocaine.
La Cité internationale des arts, au cœur de Paris, accueille depuis des décennies des artistes venus du monde
Hella Habib
Journaliste culturelle et politique, a dirigé le magazine Maison & Jasmin, consacré à l’architecture et à l’art, avant d’occuper des fonctions de rédaction en chef au sein du quotidien La Presse de Tunisie. Journaliste au Courrier de l’Atlas.
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