Un muezzin suspendu pour avoir fait allusion à Facebook dans un appel à la prière

 Un muezzin suspendu pour avoir fait allusion à Facebook dans un appel à la prière

En Egypte


L'histoire prête à sourire. Ce samedi 29 août, un muezzin égyptien a été suspendu de ses fonctions après avoir été accusé par des habitants de son village d'avoir modifié l'appel à la prière de l'aube. 


 


Les fidèles avaient pris l'habitude d'entendre chaque matin "La prière c'est mieux que le sommeil". 


Mais Mahmoud al-Moghazi, muezzin égyptien dans son village de la province de Beheira, au nord du Caire, aurait remplacé cette formule par "la prière c'est mieux que Facebook". C'est du moins ce qu'auraient raconté les riverains qui se sont plaints au ministère des Biens Religieux, qui a décidé donc de le suspendre de ses fonctions! 


 


Invité ce dimanche 30 août sur le plateau de la chaîne de télévision égyptienne privée Dream 2, le muezzin a dénoncé "des mensonges". En signe de protestation, l'homme a affirmé avoir entamé une grève de la faim!


Selon lui, ce sont les Frères Musulmans qui seraient à l'origine de ces accusations afin de "le faire sortir de la mosquée, parce qu'il "entraverait leurs activités".


 


"J'interdis tout regroupement dans la mosquée, j'interdis les cours (de religion) qui ne sont pas autorisés" par les autorités, a affirmé Mahmoud al-Moghazi. 


Des explications qui ne suffiront pas. Sabri Ebada, un responsable du ministère à indiqué que l'affaire allait être "déférée au parquet qui va appliquer la loi pour transgression des instructions".


 


Nadir Dendoune
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.