Deux Israéliens, un Éthiopien d’origine et un arabe, ont disparu à Gaza dans l’indifférence générale…

 Deux Israéliens, un Éthiopien d’origine et un arabe, ont disparu à Gaza dans l’indifférence générale…

GAZA CITY. Des enfants palestiniens inspectant les décombres des maisons bombardées par l’armée israélienne en août 2015. NAAMAN OMAR / Anadolu Agency / AFP


 


Un an après l'agression israélienne dans la bande de Gaza, qui a tué plus de 2200 Palestiniens, le ministère israélien de la Défense a annoncé ce jeudi 9 juillet qu’Avera Mengistu, un falacha (les Ethiopiens d'Israël) serait « détenu contre sa volonté par le Hamas à Gaza », où il avait pu entrer à pied le 7 septembre 2014.


 


Un arabe israélien est aussi détenu à Gaza, rapporte le service de Coordination des activités gouvernementales dans les Territoires (Cogat) sans donner d’information sur son identité ni sur la date de sa disparition.


L’information concernant l'Ethiopien d'origine, Avera Mengistu (Avraham Mengisto ou Mengistu, selon le quotidien israélien Yediot Aharonot), 29 ans, avait été gardée secrète à la demande des autorités, mais un autre quotidien israélien Haaretz a obtenu que l’information soit rendue publique.


Le Hamas n’a fait aucun commentaire jusqu’à présent. Le jeune homme serait entré à Gaza après avoir erré sur la plage de Zikim, les gardes-frontières israéliens ne l’ayant pas empêché de franchir la frontière. La famille du jeune israélo-éthiopien dénonce l’absence de réaction d’Israël et estime que la situation aurait été "différente s’il avait été blanc"


Effectivement, on se souvient de Gilad Shalit, un soldat israélien "blanc" pour le coup, enlevé en 2006 à la lisière de la bande de Gaza.  Il avait été libéré en 2011 en échange… d’un millier de prisonniers palestiniens! Et parce qu'il détenait un passeport français, la mairie de Paris avait même affiché son portrait sur le fronton de l'Hôtel de ville et Nicolas Sarkozy, alors président de la République français, avait fait des pieds et des mains afin qu'il soit libéré…


En Israël, comme dans de nombreux pays, la couleur de peau change beaucoup de choses….


Nadir Dendoune

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.