« J’en ai encore des frissons », Nessryne, chanteuse qui a assuré la première partie de Christophe Willem

 « J’en ai encore des frissons », Nessryne, chanteuse qui a assuré la première partie de Christophe Willem

Nessryne


Le 9 février dernier à Gap dans les Hautes-Alpes, Nessryne, jeune chanteuse de 22 ans, a assuré avec brio la première partie du concert de Christophe Willem (voir nos éditions). Un grand moment que Nessryne nous raconte en détail. 


C'était votre première-première grosse partie…


Oui. J'ai fait plusieurs petits concerts, mais c'était la première fois que je me retrouvais face à un public aussi nombreux. 


Comment cela s'est-il passé ?


Ça a été exceptionnel. L’accueil a été magique. J’avais un peu d’appréhension, mais globalement je suis satisfaite de ma prestation. 


Est-ce que vous vous êtes préparée différemment ? 


Pas vraiment en fait. Je prépare mes concerts toujours de la même manière. J'essaie juste d'être très concentrée. Et de prendre du plaisir.


Avez-vous réussi à dormir la veille du concert  ?


Oui, je ne suis pas quelqu’un de stressée. Beaucoup de gens trouvent cela bizarre, mais chanter devant un public ne me stresse pas. Au contraire, c’est une partie de plaisir. J'avais hâte d'y être. 


Comment s'est passée la rencontre avec Christophe Willem  ?


J'ai été agréablement surprise. C'est quelqu'un de très simple. On a discuté après le concert. Il a aimé ma prestation, m’a encouragée et m’a félicitée. 


Quid du public ? 

Je ne savais pas comment il allait réagir. L'accueil a été vraiment chaleureux. J'en ai encore des frissons. 


Christophe Willem, satisfait de votre prestation, cela veut-il dire qu'il y aura une suite  ?


Figurez-vous que Oui. On s’est retrouvé en loge. Je lui ai fait écouter mes chansons. Je lui ai même montré mon clip. Du coup, il m'a proposé de l'accompagner sur un autre concert. Je vais faire une autre de ses premières parties !


Propos recueillis par Nadir Dendoune


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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.