Madonna chantera en Israël malgré les appels au boycott

 Madonna chantera en Israël malgré les appels au boycott


Malgré les pressions, Madonna ira bien chanter le 18 mai à Tel-Aviv lors de la finale du concours Eurovision de la chanson.


« Je ne cesserai jamais de jouer de la musique pour me plier à de quelconques demandes politiques, pas plus que je ne cesserai de m’élever publiquement contre les violations des droits humains, où que ce soit dans le monde », a affirmé la chanteuse américaine dans une déclaration relayée par les médias. On ne sait pas si cela veut dire si à son arrivée en Israël, elle aura un mot pour les Palestiniens qui vivent sous occupation militaire depuis 1967, en dépit du droit international. 



Les producteurs de Madonna avaient annoncé début avril que la star devait donner «  représentation spéciale pendant le concours de l’Eurovision » à Tel-Aviv, désignée ville hôte de l’édition 2019 après la victoire de la chanteuse israélienne Netta Barzilai en 2018 au Portugal.


Mais l’annonce de la venue de l’artiste a déclenché une vive polémique, alimentée par de nombreux artistes ou organisations soutenant la campagne d’appels au boycott dite du BDS (Boycottage, Désinvestissement, Sanctions) pour protester contre « la violation des droits des Palestiniens ».



« Mon cœur se brise à chaque fois que j’entends parler des vies innocentes qui sont perdues dans cette région et de la violence si souvent perpétuée pour accomplir les desseins politiques de ceux qui tirent profit de ce conflit ancien, poursuit Madonna dans sa déclaration. J’espère et je prie pour que nous nous libérions bientôt de ce terrible cycle de destruction afin de créer un nouveau chemin vers la paix », écrit-elle. 


On doute que de simples prières suffisent à arrêter l'oppression que subit depuis plus de 50 ans le peuple palestinien…

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.