La mère du bébé palestinien brûlé vif succombe à ses blessures

 La mère du bébé palestinien brûlé vif succombe à ses blessures

Des extrémistes juifs israéliens avaient jeté des cocktails molotov par les fenêtres de la maison. ABED RAHIM KHATIB / ANADOLU AGENCY


 


La mort d'Ali Dawabcheh, un bébé palestinien 18 mois, le 31 juillet dernier, avait ému toute la planète. Des extrémistes juifs israéliens avaient jeté des cocktails molotov par les fenêtres de la maison de la famille Dawabcheh, située dans le village de Douma, entouré de colonies dans le nord de la Cisjordanie occupée. 


 


Ali Dawabcheh avait été tué dans l'incendie. Huit jours plus tard, son père Saad Dawabcheh avait succombé à ses blessures. La maman Rihma, vient à son tour de décéder, dans la nuit de ce dimanche 6 au lundi 7 septembre, ont indiqué conjointement sa famille et l'hôpital israélien où elle était soignée.


"Riham Dawabcheh est décédée dans la nuit", a indiqué une porte-parole de l'hôpital Tel Hashomer de Tel-Aviv où la jeune institutrice de 26 ans avait été admise avec des brûlures au troisième degré couvrant 80% de son corps. Depuis Douma, Anouar Dawabcheh, un membre de la famille des trois victimes, a confirmé avoir été informé de la mort de Riham Dawabcheh. Il a ajouté que les funérailles pourraient se tenir dans la journée de lundi 7 septembre à Douma.



Les Israéliens devraient remettre le corps de Riham Dawabcheh aux autorités palestiniennes à un check-point à l'entrée de la Cisjordanie occupée et il sera ensuite rapatrié à Douma. Ahmed, quatre ans, l'autre enfant de la famille Dawabcheh, est quand à lui toujours hospitalisé. 


 


 


Nadir Dendoune
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.