La communauté asiatique, victime collatérale du coronavirus

 La communauté asiatique, victime collatérale du coronavirus

Paris


La psychose fait des ravages auprès des Français d’origine asiatique. Le nombre de personnes contaminées par le coronavirus augmente, le racisme se répand.


Les commerces et restaurants désertés, un Nouvel An boudé, une méfiance ressentie dans les transports en commun, de nouveaux surnoms dans la cour de récréation.


Les signes du racisme que subit la communauté asiatique, quel que soit le pays d’origine, sont de plus en plus nombreux.


Les medias n’y sont évidemment pas pour rien dans cette psychose. Surtout lorsque l’on voit la Une qui a été publiée par Le Courrier Picard « Alerte jaune », le 26 janvier dernier, accompagné d’un édito intitulé « Le péril jaune ».


La Licra a d’ailleurs porté plainte contre le journal, qui a par ailleurs formulé des excuses.



100 appels par jour à Paris


La baisse de la fréquentation des restaurants asiatiques se chiffre à 30% dans le 13e arrondissement parisien. Et c’est d’autant plus préjudiciable que le Nouvel An chinois est habituellement une période fructueuse pour les commerçants.


Sur les réseaux, la mobilisation antiraciste s’organise et le #jenesuispasunvirus continue de voyager sur les réseaux sociaux, en réaction à ce phénomène d’ampleur. 


On peut par exemple lire des posts tels que « Insulter un asiatique à cause du virus, c'est comme insulter un musulman à cause des attentats » ou encore « Un asiatique qui tousse n'a pas le coronavirus », en réponse à un post tel que « Je guette les Chinois de mon bus comme ça actuellement, il y en a une qui tousse je saute par la fenêtre ».


La psychose n’est pas près de se calmer lorsque l’on sait que, à Paris, sur 3 500 appels d'urgence qui composent le 15, en moyenne par jour, 80 à 100 portent sur le coronavirus.

Chloe Juhel

Chloe Juhel