Le fils de Mireille Knoll remet à sa place le Crif

 Le fils de Mireille Knoll remet à sa place le Crif

Daniel Knoll


"Le Crif fait de la politique, moi j'ouvre mon cœur à tout le monde". Ce mercredi 28 mars, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Daniel Knoll, fils de Mireille Knoll, octogénaire de confession juive lâchement assassinée vendredi 23 mars, a remis à sa place le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, en appelant le plus grand nombre à participer à la marche blanche en mémoire de sa mère, qui aura lieu ce mercredi à 18h30 place de la Nation. 


"Tout le monde, sans exception", a-t-il tenu à  préciser, incluant ainsi les représentants du Front national et les Insoumis.


"Nous appelons tout le monde, je dis bien tout le monde. Les gens qui ont une mère peuvent me comprendre, or tout le monde a une mère", taclant ainsi donc le président du Crif.


Francis Kalifat avait déclaré ce mardi : "Soyons clairs ni Jean-Luc Mélenchon et les insoumis ni Marine Le Pen et le FN seront les bienvenus demain" (sic).


C'est en ces termes qu'il avait rejeté la venue annoncée des deux responsables politiques à la marche blanche organisée ce mercredi 28 mars à 18h30 à Paris en hommage à Mireille Knoll. 



Si le rejet du FN n'étonne pas au vu de l'histoire du parti – Jean-Marie Le Pen a justement été définitivement condamné ce mardi pour sa récidive au sujet des chambres à gaz, "détail" de l'histoire -, l'amalgame avec la France insoumise est plus inattendu, pour ne pas dire intolérable.


Les positions de la France insoumise  au sujet d'Israël énervent le Crif. Les partisans de Jean-Luc Mélenchon ne demandent pourtant que le respect des résolutions votées à l'ONU, qui condamnent l'occupation et la colonisation de la Palestine par l'état hébreu. 


On rappelle que Jean-Luc Mélenchon n'a jamais été poursuivi pour des propos antisémites. 



"Le Crif fait de la politique, et moi j'ouvre mon cœur (…). Tout le monde est concerné et il n'y a pas de limite, je suis contre les limites", explique le fils de l'octogénaire juive rescapée de la Shoah.


Jean-Luc Mélenchon a prévu quand même de s'y rendre, même si son parti n'est pas le bienvenu dans le cortège.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.