“Zéro Covid” ou “Vivre avec le Covid” ? : des conclusions surprenantes

 “Zéro Covid” ou “Vivre avec le Covid” ? : des conclusions surprenantes

Face à la crise sanitaire majeure que connaît le monde depuis bientôt un an et demi, les décideurs politiques, et à leur tête les chefs d’Etat, sont dans une situation très difficile. Faut-il adopter une stratégie « Zéro Covid » en procédant à son élimination, ou « vivre avec le Covid » en veillant à son atténuation ? Une étude Lancet met en lumière des conclusions surprenantes.

 

Le retour sur expérience distingue deux blocs de pays : ceux qui ont opté pour l’élimination du virus, et ceux qui ont parié sur son atténuation.

Une étude publiée le 28 avril dernier dans la revue médicale « The Lancet », met en lumière des conclusions surprenantes. Elle a été élaborée par une équipe d’une dizaine d’économistes, se basant sur l’analyse de données macro-économiques et sanitaires de 37 pays de l’OCDE.  Parmi eux, cinq ont choisi la stratégie « zéro Covid », qui sont la Corée du Sud, le Japon, l’Australie, l’Islande et la Nouvelle-Zélande. 

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L’objectif de l’étude est de procéder à la comparaison des réalisations socio-économiques de différents pays face à leur gestion de la crise Covid-19. Les résultats sont éloquents : 

  • Pour les pays ayant adopté la stratégie « zéro Covid » basée sur des mesures d’éradication de la circulation du virus, ils ont connu un niveau de mortalité très inférieur à celui des pays qui ont joué la carte de l’atténuation. De plus, ils ont renoué avec la reprise économique plus rapidement.
  •  L’écart des niveaux de mortalité est conséquent entre les deux groupes de pays. La mortalité est 25 fois inférieure dans les pays ayant choisi l’élimination.
  • La croissance économique, mesurée par l’évolution du Produit Intérieur Brut (PIB), a retrouvé son niveau d’avant la crise dans les cinq pays ayant choisi l’élimination durant le premier trimestre 2021, tandis que les 32 autres enregistrent encore des évolutions négatives
  • L’indice de privation des libertés est plus élevé de plus de deux fois dans les pays ayant opté pour l’atténuation.

 

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Malika El Kettani