Israël détruit des maisons palestiniennes près de Jérusalem

 Israël détruit des maisons palestiniennes près de Jérusalem

HAZEM BADER / AFP


"Un précédent dangereux ": le ministère français des Affaires étrangères a ainsi qualifié la démolition de maisons palestiniennes situées au sud de Jérusalem et considérées comme illégales par Israël. 


Ces démolitions qui ont débuté lundi 22 juillet sont "contraires au droit international humanitaire et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies", a affirmé une porte-parole du Quai d’Orsay, emboîtant le pas à la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.


"Je veux mourir ici" crie un homme, interrogé par l’AFP, pendant que sa maison tombe en ruine. Devant lui, des pelleteuses détruisent les habitations de ses voisins.


Ce lundi 22 juillet, les forces israéliennes ont commencé à démolir des immeubles palestiniens considérés comme illégaux, au sud de Jérusalem, a constaté un journaliste de l’AFP sur place.


Le 18 juin, les autorités israéliennes avaient informé certains résidents du quartier de Sour Baher – qui chevauche la ligne de démarcation entre Jérusalem-Est et la Cisjordanie – de leur intention de démolir leurs habitations, leur donnant 30 jours pour évacuer les lieux. Cette décision avait suscité les protestations des Palestiniens et les critiques de la communauté internationale.


Selon les autorités israéliennes, ces habitations sont illégales, ce que contredisent les habitants qui dénoncent une politique d'expulsion des Palestiniens de Jérusalem au profit de colons israéliens.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.