La plus grande fortune d’Algérie veut créer un millier d’emplois dans les Ardennes

 La plus grande fortune d’Algérie veut créer un millier d’emplois dans les Ardennes

Le président français Emmanuel Macron (à droite) écoutant le PDG algérien du groupe industriel Cevital Issad Rebrab lors d’une visite du site industriel de purification de l’eau à Charleville-Mézières


Le groupe algérien Cevital a annoncé ce mercredi 7 novembre, à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron à Charleville-Mézières, un projet d'implantation d'une unité de production d'équipements de traitement de l'eau sur un site laissé vacant par PSA. L'Elysée évoque la création possible de "dizaines d'emplois" à court terme.


L'annonce a été faite par l'industriel Issad Rebrab, première fortune d'Algérie, au cours de la visite par le chef de l'Etat du site de PSA aux Ayvelles, près de Charleville-Mézières, au quatrième jour de son "itinérance mémorielle" dans l'est et le nord de la France.



L'unité de production devrait être implantée dans un bâtiment qui n'est plus utilisé par le constructeur automobile, qui dispose d'une importante fonderie sur place. "C'est un beau projet qui a vocation à créer à court terme des dizaines d'emplois", a commenté l'Elysée, en précisant que l'Etat travaillait "depuis plusieurs mois avec Cevital afin de concrétiser un investissement dans le bassin d'emplois de Charleville Mézières". Selon Issad Rebrab, cette implantation pourrait créer jusqu'à un millier d'emplois à terme.



La visite du président dans cette usine a été ajoutée à la dernière minute à son agenda, a expliqué l'Elysée, afin de "marquer l'intérêt pour de tels projets" menés "de la part de groupes étrangers, incluant des technologies liées à la transition écologique et créatrices d'emplois". L'Elysée y voit aussi un investissement "emblématique de la proximité économique entre la France et l’Algérie", pays dont Cevital est le premier groupe privé.

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.