Deux policiers tués dans un attentat-suicide contre un commissariat

 Deux policiers tués dans un attentat-suicide contre un commissariat

Deux policiers tués dans un attentat suicide dans le quartier-général de la police à Tiaret


Deux policiers ont été tués ce jeudi 31 août lorsqu'un kamikaze a déclenché sa ceinture d'explosifs après avoir tenté de pénétrer dans le quartier général de la police à Tiaret, à environ 350 km au Sud-ouest d'Alger, la capitale, annonce l'agence de presse officielle APS. 


« Un terroriste qui portait une ceinture explosive et (…) usant d'une arme a voulu pénétrer dans l'enceinte du siège de la Sûreté de la wilaya » (préfecture), a expliqué l'agence officielle. « La riposte des policiers en faction a été prompte et l'un d'eux, dans un acte de bravoure, s'est jeté sur l'assaillant (…) à l'entrée du siège de la Sûreté, perdant la vie en même temps que le terroriste à la suite de l'explosion qui a suivi », a poursuivi l'APS, citant la DGSN, la Direction générale de la Sûreté nationale. Un autre policier en faction, également touché par l'explosion, a succombé à ses blessures, a ensuite fait savoir l'APS qui précise que le kamikaze a également péri.


Un commissariat pris pour cible à Constantine en février


Il s'agit de la deuxième tentative d'attentat suicide contre un bâtiment de la police depuis le début de l'année en Algérie. En février, le groupe djihadiste de l'Etat islamique a revendiqué une attaque-suicide avortée contre un commissariat de Constantine, à environ 430 km à l'Est d'Alger. Là encore, un kamikaze a tenté de pénétrer dans un commissariat, mais en a été empêché par les tirs d'un policier qui ont déclenché les explosifs que l'assaillant portait sur lui.


Malgré l'adoption en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation censée tourner la page de la guerre civile qui a fait 200 000 morts pendant la « décennie noire » (années 1990), des groupes armés islamistes restent actifs en Algérie, surtout dans l'Est et le Sud. Ils visent principalement les forces de sécurité.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.