Une célèbre professeure britannique refuse un prestigieux prix israélien

 Une célèbre professeure britannique refuse un prestigieux prix israélien


 


Respect. Catherine Hall est une éminente historienne britannique. Elle est surtout cohérente. Connue pour ses fabuleux travaux concernant les luttes pour les droits des femmes, contre le racisme et contre l’esclavage, elle a refusé ce dimanche 22 mai, comme le rapporte le quotidien israélien Haaretz, de se rendre à Tel Aviv pour recevoir le Prix Dan David, l’une des plus prestigieuses récompenses israéliennes.


 


Un prix d’un million de dollars, à partager entre trois personnes. Elle a donc refusé une somme de 300 000 dollars.


Son choix est purement politique et lié à la situation sur place. « J’ai mûrement réfléchi et pour moi c’était la meilleure manière d’agir, étant donné la politique israélienne et la situation en Palestine » a déclaré le professeur Catherine Hall à nos confrère d’Haaretz.


Le comité britannique des Universités de Palestine ont salué cette décision. Pour lui, ce choix est « un soutien à la campagne de boycott des institutions israéliennes ».


Nadir Dendoune

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.