Victoire pour BDS : le Festival de BD d’Angoulême abandonne son partenariat avec Sodastream

 Victoire pour BDS : le Festival de BD d’Angoulême abandonne son partenariat avec Sodastream


 


BDS avoue être très ravi de la nouvelle. Ce mercredi 13 janvier, les organisateurs de cette campagne de boycott lancée en 2005 par 170 ONG palestiniennes pour faire pression sur Israël et l'amener à respecter les droits des Palestiniens a annoncé que le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD) abandonne son partenariat avec Sodastream, une entreprise israélienne fabriquant des machines à gazéifier les boissons.


 


BDS reproche à Sodastream d'avoir des usines à l'intérieur des colonies israéliennes, ainsi que de "participer aux politiques israéliennes de discrimination et d'apartheid contre les Palestiniens, y compris le déplacement de Bédouins citoyens d'Israël, dans le cadre du Plan Prawer mis en place par le gouvernement israélien".


 


Deux lettres ouvertes, signées par plus de 150 dessinateurs et autres travailleurs dans le domaine de la bande dessinée, avaient été distribuées en 2014 et 2015, adressées à Franck Bondoux, le directeur du festival, exigeant que le partenariat avec Sodastream, annoncé en 2014, soit abandonné. ll semble donc que les pressions exercées par BDS aient fini par payer.


 


L'un des plus grands festivals de bande dessinée du monde qui ouvre ses portes le 28 janvier 2016 vient d'annoncer la liste de ses partenaires privés, ainsi que ceux de ses pavillons et contrairement aux autres années, Sodastream n'en fait pas partie.


 


C'est donc une autre victoire pour le mouvement BDS. L'affaire Sodastream témoigne d'une montée en puissance de la mobilisation internationale pour le boycott des produits issus des colonies israéliennes installées dans les territoires occupés palestiniens. Une campagne qui inquiète fortement Israël.


Début 2014, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a même demandé aux Etats-Unis de "continuer à s'opposer activement aux boycotts contre Israël". 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.