« Sous Vichy c’était les juifs. Maintenant ce sont les musulmans », Christophe Cambadélis, patron du PS

 « Sous Vichy c’était les juifs. Maintenant ce sont les musulmans », Christophe Cambadélis, patron du PS

Christophe Cambadélis


 


Le premier secrétaire du PS a décidé de frapper fort. Ce jeudi 3 décembre, Christophe Cambadélis, à trois jours du premier tour des élections régionales des 6 et 13 décembre, a déclaré lors d'une conférence de presse que « le FN, c'est le retour de Vichy ». « Sous Vichy c'était les juifs. Maintenant ce sont les musulmans », a dénoncé le numéro 1 du PS.


 


Cette comparaison intervient au lendemain des déclarations de Marine Le Pen. Mercredi 2 décembre, en meeting à Nîmes (Gard), la présidente du FN avait menacé que si son parti échoue, « la charia remplacera la Constitution ».


Il y a quelques jours, c'est Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste en Provences Alpes Côte d'Azur (PACA) qui a tenu des propos très ciblés sur qui peut appartenir ou pas à la nation française. « Nous ne sommes pas une terre d'Islam, a t-elle prévenu. Si des Français peuvent être de confession musulmane, c'est à la condition seulement de se plier aux mœurs et au mode de vie que l'influence grecque, romaine et seize siècles de chrétienté ont façonnés ».



De quoi mettre en colère Christophe Cambadélis pour qui le FN « c'est la même attitude » que Vichy « face aux combats à mener, sur la famille, sur une vision très particulière de la Patrie ». « C'est le refoulé », affirme le premier secrétaire qui en a profité pour lancer « un appel pressant » à la participation pour le premier tour des élections dimanche. « Plus le PS et la gauche seront hauts, moins le Front national le sera et la droite l'emportera », a t-il affirmé espérant provoquer un électrochoc parmi les abstentionnistes déçus, notamment dans les rangs de la gauche.


Un souhait qui devrait rester vain, si l'on en juge les derniers sondages qui placent largement en tête le parti frontiste au premier tour…


 


Nadir Dendoune
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.