Deux sénateurs FN, Stéphane Ravier et David Rachline, proposent la suppression des syndicats dans la magistrature

 Deux sénateurs FN, Stéphane Ravier et David Rachline, proposent la suppression des syndicats dans la magistrature

Stéphane Ravier (D) et David Rachline. ERIC FEFERBERG / AFP


 


Après Henri Guaino, député Les Républicains, condamné pour outrage à magistrat, c'est au tour de Stéphane Ravier et de David Rachline, les deux sénateurs Front national, de demander l'interdiction du syndicalisme dans la magistrature.  Ce samedi 31 octobre, ils ont carrément déposé un amendement dans ce sens, comme nous avons pu le lire sur le site du Sénat (http://www.senat.fr/amendements/2015-2016/120/Amdt_15.html). 


 


Les deux élus FN écrivent que « l'indépendance de la justice passe par l'indépendance des personnes chargées de rendre la justice ; or depuis l’introduction du syndicalisme dans les années 70, on a pu constater une politisation accrue de la magistrature ».


Ravier et Rachline prenant pour exemple l’affaire du "mur des cons" pour dénoncer la partialité des juges. En avril 2013, une vidéo est tournée clandestinement par un journaliste de France3 dans les locaux  du syndicat de la magistrature. 


Diffusée sur le site Atlantico, on peut voir un panneau (le mur des cons) sur lequel avaient été collés, de 2005 à 2012, les portraits de dizaines de personnalités, plutôt de droite (Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Nadine Morano, Christine Boutin, etc)


La flamme du FN figurait également en bonne place sur "le mur des cons". Conséquence : le FN avait porté plainte pour injure publique. L'amendement déposé par les deux sénateurs n'est donc pas une surprise.


En conclusion, Ravier et Rachline rappellent que « sans indépendance, la légitimité de l’institution judiciaire est passablement affaiblie et accroît ainsi la défiance du peuple vis-à-vis de ce pouvoir ». 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.