Un coureur kenyan disqualifié après avoir triché au marathon de Nairobi

 Un coureur kenyan disqualifié après avoir triché au marathon de Nairobi

Illustration – KENYA


 


En 2013 déjà, deux athlètes avaient été disqualifiées du marathon féminin de Nairobi. Cette fois-ci, c'est au tour de Julius Njogu d'avoir été pris les pieds dans le sac ! 


 


Cet "athlète" de 28 ans est resté caché dans la foule pendant toute la course (42km195) qui s'est disputée ce dimanche 25 octobre, avant de se mêler au groupe de tête à un kilomètre de la fin. "Deuxième officiellement" du marathon de Nairobi, Julius Njogu a été immédiatement disqualifié.



Pris à partie dès son arrivée, le tricheur, au culot admirable !, s’est vivement disputé avec les organisateurs de la course, allant jusqu’à retirer ses baskets pour leur montrer ses ampoules aux pieds. Un argument qui n’a pas convaincu les observateurs, étonnés de voir le « coureur » si peu fatigué. « J’ai suivi le groupe de tête depuis le début de la course et je ne l’ai pas vu », a conclu, navré, le directeur du marathon, Ibrahim Hussein, ancien vainqueur des marathons de Boston et de New York.


Caché dans la foule massée à l’entrée du stade Nyayo, Julius Njogu avait doublé sans difficulté le second, Shadrack Kiptoo, mais n’avait même pas réussi à devancer Joshua Kipkorir ! Ce dernier l’a emporté en 2 heures 13 minutes et 25 secondes. Le titre féminin a été attribué à Elizabeth Rumokoi, qui a bouclé l’épreuve en 2 heures 29 minutes et 32 secondes.



Les motivations de Julius Njogu ne sont pas officiellement connues. Le second de la course a empoché 7000 dollars, une fortune au Kenya …


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.