Le salon international du livre d’Alger (SILA) fête ses 20 ans

 Le salon international du livre d’Alger (SILA) fête ses 20 ans

Ouverture de la 20ème édition du salon international du livre d’Alger (SILA)


 


« Vingt ans à la page », c’est sous ce slogan que s’ouvrira officiellement ce mercredi 28 octobre au Palais des expositions d’Alger, la vingtième édition du salon international du livre d’Alger. Ce 20ème SILA aura comme pays invité d’honneur, la France. 


 


Jusqu’au 7 novembre, le rendez-vous littéraire le plus fréquenté en Algérie, accueillera 46 pays, issus de quatre continents, avec près de 10 000 exposants, avec une forte représentativité des pays arabes, africains et méditerranéens, mais aussi des pays européens : 15 d’entre eux feront le déplacement.


Les Amériques (Nord et Sud) seront également présentes avec 5 pays : Argentine, Etats-Unis, Canada, Pérou et Venezuela ; ainsi que l’Asie avec 4 pays : La Chine, L’Iran, Le Japon et La Turquie.


Six rencontres thématiques, parmi lesquelles un débat autour des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata du 8 mai 1945, sont prévues. Pour la première fois, le SILA se penchera sur la question des enjeux et perspectives de l’édition numérique et du livre électronique.


Sont prévues également trois journées sur « l’identité nationale », envisagée sous divers points de vue : l’édition et la littérature en tamazight, l’islam et la modernité, la langue et la littérature arabe. 



Deux nouveautés sont par ailleurs à noter cette année. Il y a d'abord  le concours du meilleur stand afin de récompenser l’inventivité des éditeurs présents. La seconde nouveauté concerne la mise en place du Grand Prix du SILA, visant à récompenser les écrivains algériens contemporains.


Autre moment fort du SILA 2015 : la proclamation du palmarès du prix Assia Djebar du roman, du nom de la célèbre écrivaine algérienne décédée en février dernier et dont ce sera la première édition. 



Les organisateurs espèrent dépasser le chiffre record de l’année dernière. En 2014, le SILA avait accueilli 1,5 millions de visiteurs. 





PROGRAMME EN BREF

– 6 rencontres thématiques : Onomastique et identité culturelle ; édition et livre numérique ; le 8 mai 1945 et les crimes coloniaux ; l’École et le livre, graines de lecteurs ; la critique littéraire ; littérature et société.

– 3 Journées identité nationale : langue et littérature arabes ; Islam ; édition et littérature amazighes.

– 3 Estrades : durant 3 journées entières, des écrivains et des intellectuels algériens et étrangers, disposent d’une heure pour parler de leurs œuvres, de leurs parcours et de leurs conceptions et pour échanger avec le public.

– 2 Focales : sur le Machreq en ébullition et le nouveau jeu des puissances au Moyen-Orient avec des chercheurs et des auteurs arabes et européens de premier plan.

– Esprit Panaf : le rendez-vous depuis 2009 des écrivains, des chercheurs et des éditeurs du continent pour promouvoir

les expressions littéraires et culturelles africaines.

– Semaine Littérature et Cinéma : cycle de projections de films adaptés d’œuvres littéraires au SILA et au musée du Cinéma de la rue Larbi Ben M’hidi.


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.