Le drapeau de la Palestine pourra flotter devant le siège de l’ONU

 Le drapeau de la Palestine pourra flotter devant le siège de l’ONU

États-Unis


 


Une bonne nouvelle. Ce jeudi 10 septembre, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) a autorisé les Palestiniens à hisser leur drapeau devant le siège de l’institution, à New York. Une victoire diplomatique, certes symbolique, mais qui compte dans la campagne pour faire reconnaître l’Etat palestinien.


 


Une résolution demandant que les drapeaux des Etats non membres de l’ONU ayant statut d’observateur soient « hissés au siège et dans les bureaux des Nations unies après ceux des pays membres » a été adoptée par 119 voix pour, 8 contre et 45 abstentions sur les 193 pays membres de l’ONU. Seuls les Palestiniens et le Vatican ont le statut d’observateurs. Sans surprise, les Etats-Unis et Israël ont voté contre la résolution.



Les Européens sont finalement allés au vote en ordre dispersé, après des efforts, pour trouver une position commune. La France a voté pour, de même que la Suède, mais l’Allemagne s’est abstenue, tout comme l’Autriche, la Finlande, les Pays-Bas ou Chypre.



L’ambassadeur français François Delattre a fait valoir que « ce drapeau est un symbole fort, une lueur d’espoir » pour les Palestiniens au moment où le processus de paix est en panne et où Israël « poursuit une colonisation illégale » en Cisjordanie.


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.